L’EPR de Flamanville n’entrera en service qu’en 2016

Il y a un an les rumeurs prédisaient déjà des retards de 18 à 24 mois. C’est donc la peine maximum qui tombe sur l’EPR de dernière génération de Flamanville.

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L’EPR de Flamanville n’entrera en service qu’en 2016

L’électricien français EDF annonce le 20 juillet qu’il faudra attendre deux ans de plus avant la mise en service de l’EPR de Flamanville. Soit en 2016. 24 mois supplémentaires sont en effet nécessaires à la construction de l’édifice de 3ème génération. Le groupe justifie ces retards notamment par des raisons tant structurelles que conjoncturelles.

"Flamanville 3 est la première centrale nucléaire construite en France depuis 15 ans, précise le groupe. C'est également le premier EPR. En termes de maîtrise industrielle, EDF a dû revoir son appréciation de l'ampleur des travaux à mener, notamment en matière de génie civil". Il invoque aussi les deux accidents survenus récemment sur le chantier.

L’annonce d’EDF entraîne logiquement un alourdissement de la facture du projet. Initialement évaluée à 3,3 milliards d’euros, le coût total du chantier pourrait atteindre six milliards d’euros, selon le communiqué d’EDF.

Ce nouveau retard s’ajoute aux précédents de novembre 2009 et en 2010. Dans le premeir cas, EDF avait annoncé une mise en service du site en 2012. Dans la seconde situation, il avait expliqué que les travaux prendraient huit ans et non six comme prévu.

Sur le papier, le premier réacteur nucléaire de type EPR doit consommer 17% de combustible de moins que les autres. Mais le groupe EDF compte surtout sur le projet de Flamanville pour vendre son projet au niveau international.

A ces retards s’ajoutent en outre les impacts négatifs de la crise de Fukushima. L’Autorité de sûreté nucléaire a précisé suite à la catastrophe japonaise qu’elle songeait à un moratoire sur le chantier. La direction d'EDF confie en effet que la catastrophe japonaise et les analyses qui doivent être menées dans le cadre de l'audit des centrales françaises comme des éléments de ralentissement du chantier.

Pour tenter de pallier ces retards, le groupe annonce une réorganisation avec ses partenaires. "Un nouveau calendrier industriel fiabilisé", "de nouvelles pratiques dans le pilotage et la conduite du chantier" doivent être notamment mis en place.

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