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L'Usine de l'Energie

L’éolien français se stabilise avec 1073 MW raccordés en 2015

Manuel Moragues , , ,

Publié le

Le marché éolien français confirme son rebond de 2014 en stabilisant à environ 1 000 MW les capacités installées en 2015. Mais pour s’approcher des objectifs fixés par la transition énergétique, une nette accélération est indispensable.


 

Le verre à moitié plein. Frédéric Lanoë, président de France énergie éolienne, qui regroupe les professionnels français du secteur, se félicite des chiffres qu’il présente ce jeudi 21 janvier à la presse : "Avec 1 073 mégawatts (MW) raccordés en 2015 en France, la filière se stabilise et c’est une bonne chose."

Les 1 042 MW qui avaient été installés en 2014 avaient marqué un net rebond après les 672 MW raccordés en 2013, un point bas qui concluait trois années de baisse successives. Une mauvaise passe liée à l’incertitude autour de la validité du mécanisme de soutien public - le tarif de rachat – et la complexité des procédures administratives. Qui semble bien terminée.

"La stabilisation de 2015 montre bien que le rebond de 2014 n’était pas qu’un rattrapage. La filière va mieux et reprend confiance dans le marché français", avance Sonia Lioret, déléguée générale de FEE.

L’offshore à la peine ?
Si France énergie éolienne (FEE) affiche sa confiance dans la future construction des six fermes d’éolien offshore déjà programmées, qui totalisent environ 3 000 MW, le syndicat professionnel ne cache pas son inquiétude pour la suite de l’aventure maritime. "Les signaux que nous percevons dans le cadre de l’élaboration de la programmation pluriannuelle de l’énergie ne sont pas assez ambitieux", déplore Frédéric Lanoë, président de la FEE. Il voudrait y voir gravé le prochain lancement – avant la prochaine élection présidentielle – d’un troisième appel d’offres dans l’offshore et, au-delà, un calendrier d’installations jusqu’à 2030. A côté des 40 000 MW d’éolien terrestre qu’elle vise pour 2030, ce sont 12 000 MW d’éolien en mer posé et 6 000 MW d’éolien flottant que veut installer FEE à cet horizon.
La loi Brottes d’avril 2013, avec notamment la suppression de la règle des 5 mâts, puis le nouvel arrêté tarifaire de mai 2014 et la loi de Transition énergétique votée l’été dernier ont porté leurs fruits. "On se félicite du déverrouillage global de l’éolien", résume Frédéric Lanoë.

Pour autant, et c’est le verre à moitié vide, "il faut passer à la vitesse supérieure", poursuit le dirigeant. Pour être sur une trajectoire compatible avec les objectifs français – 40% d’électricité d’origine renouvelable en 2030 –, les installations doivent atteindre un rythme de 1 500 à 2 000 MW par an d’ici à 2023, souligne Frédéric Lanoë. Avant d’enfoncer le clou : "La transition énergétique, ce n’est pas 2023, c’est 2030. Et là, il faudra arriver à 3 000 MW par an."

FEE estime que l’éolien pourrait à cette date fournir 20% de la consommation d’électricité. Ce qui suppose d’installer environ 30 000 MW d’éolien terrestre supplémentaires, pour 10 000 MW déjà construits, en plus de l’éolien offshore (lire l’encadré).

"6 000 MW de projets bloqués par l’armée"

Pour accélérer, FEE en appelle, encore et toujours, à quatre axes d’action : la simplification du cadre réglementaire, l’accélération du traitement des recours, la réduction des délais de raccordement et l’assouplissement de certaines contraintes spatiales.

Ce dernier point concerne principalement le véto mis par l’armée depuis l’été 2013 à l’installation d’éoliennes dans les secteurs de vol tactique (Voltac) et d'entraînement à très basse altitude (Setba) ou à moins de 30 kilomètres d’un de ses radars. Malgré les assurances données en septembre 2014 par Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie, du développement durable et de l'énergie, "les discussions avec La Défense sont au point mort", déplore Sonia Lioret.

"Ce sont 6 000 MW de projets parfois très avancés qui sont bloqués sur ces zones", renchérit Frédéric Lanoë. FEE attend beaucoup d’un décret du Conseil d’Etat en cours d’élaboration qui pourrait définir quelles zones actuellement bloquées par l’armée deviendraient accessibles à l’éolien.

Plus largement, FEE mise sur le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie, en cours d’élaboration, dont les professionnels espèrent qu’elle sera une "rampe de lancement".

Manuel Moragues

 

 

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