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L'Usine de l'Energie

L'éolien français pourrait être moins cher

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Les procédures d’instruction pour le développement de champs d’éoliennes sont trop longues. Cela nuit à la baisse des coûts de cette énergie en France car les machines qui entrent en service ne sont pas les plus récentes technologiquement.

L'éolien français pourrait être moins cher

La moins chère des énergies renouvelables, à l’exception de l’hydraulique, pourrait être encore moins coûteuse. Une assertion confirmée aussi bien pour les projets éoliens à terre que pour les projets en mer, à en croire les professionnels du secteur. La faute à des délais d’instruction trop longs et à des procédures trop peu flexibles qui ne permettent pas de profiter des technologies les plus avancées dans l’Hexagone.

"Le développement d’un projet en France prend cinq ans si tout va bien, huit ans en moyenne et peut dépasser les dix ans", déplore Olivier Pérot, Président de France Energie Eolienne, à l’occasion d’une conférence qui célèbre les 20 ans d’existence de cette association. "Les délais administratifs en France gagneraient à être réduits pour améliorer les coûts et la flexibilité", assure de son côté Antoine Cahuzac, directeur général d’EDF EN, à l’occasion de la présentation des ambitions d’EDF en matière d’énergies marines renouvelables.

Des éoliennes en retard sur la technologie

"Les lenteurs réglementaires et les recours systématiques affectent les coûts et la capacité de choisir les meilleures technologies", constate le patron d’EDF. En effet, les données techniques d’un parc éolien doivent être fixées dès le début de l’instruction, entre autres en matière de taille et de puissance. Un changement en cours de procédure fait repartir toute les démarches à zéro et permet également aux opposants de relancer un nouveau recours très coûteux en temps.

"Les machines qui sont mises en service ne sont pas de dernière génération à cause des délais d’instruction", constate Béatrice Buffon, directrice des énergies marines renouvelables chez EDF EN. Les premiers parcs éoliens offshores qui seront mis en service à partir de 2022 au large des côtes françaises emploieront des éoliennes de 6 MW alors que des unités de 8 MW apparaissent déjà sur le marché et que sont en préparation des puissances de 10 MW. Ainsi, les projets français afficheront un coût de production supérieur à 150 euros par MWh, là où des champs de l’électricien Vattenfall dans le nord de l’Europe flirteront avec les 100 euros par MWh.

 

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