Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L’entrepreneuriat enseigné aux prédoctorants

, , , ,

Publié le

L’Institut de technologie et d’innovation, lancé cette année par plusieurs grandes écoles et l’université Paris Sciences et Lettres, veut initier les futurs docteurs à la création d’entreprise.

L’entrepreneuriat enseigné aux prédoctorants
Ouvert en septembre, l’ITI-PSL compte 21 élèves pour sa première promotion.
© Antonia MACHAYEKHI

Les entreprises citées

Ouvrir les esprits des prédoctorants et susciter ainsi la création de PME technologiques… tel est l’objet du programme lancé cette année par plusieurs écoles d’ingénieurs parisiennes prestigieuses et l’université Paris Sciences et Lettres (PSL) sous le nom d’ITI-PSL. Cet Institut de technologie et d’innovation, qui a donc fait sa première rentrée en septembre, cible un public d’ingénieurs diplômés voulant mener un doctorat. L’ITI-PSL consiste en une année complète d’étude s’insérant entre la fin d’un parcours d’ingénieur et les trois années de thèse en milieu académique ou industriel (Cifre).

À l’origine de cette initiative, Mathias Fink – chercheur, enseignant et créateur d’entreprises réputé – qui officie à l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI). Comme le rapporte François Lequeux, le directeur de l’ITI et enseignant-chercheur à l’ESPCI, « l’un des leviers majeurs pour favoriser l’emploi et la croissance en France est la création de PME à contenu technologique. L’ESPCI est l’une des écoles d’ingénieurs qui a le plus fort taux de création de start-up et sait le mieux valoriser la recherche, d’ailleurs 70 % de nos ingénieurs font une thèse. Mathias Fink s’est dit qu’il y avait là une expérience dont nous pourrions faire bénéficier d’autres. La création de ce programme va dans ce sens ». Dans sa phase actuelle de démarrage, le projet est financé dans le cadre de l’Idex (initiative d’excellence) de PSL, son coût s’élève à près de 10 000 euros par élève pour des frais de scolarité d’environ 1 000 euros. Quant au contenu, l’idée de ce nouvel établissement est d’élargir le spectre des connaissances des ingénieurs. Sur le plan académique, cela passe tout d’abord par l’enseignement de matières « nouvelles » pour ce public ou du moins abordées de façon transversale : technologies pour la santé ; modélisation des systèmes biologiques ; ingénierie cognitive, quantique ou spatiale… Cette période est suivie par un ensemble de cours centrés sur le management et les sciences humaines.

Des collaborations académiques en gestation

À Mines ParisTech, dont environ 10 % des diplômés font une thèse, on a compris l’intérêt du programme. « Le public de prédoctorants visé affiche une sensibilité à l’entrepreneuriat », indique Jérôme Adnot, le directeur de l’enseignement de Mines ParisTech. Cette année leur donnera les outils initiaux pour faire mûrir leur projet, car pendant leur thèse les doctorants sont avant tout focalisés sur leur thème de recherche. »

Les cours sont dispensés en anglais dans les écoles partenaires du projet par des enseignants issus de ces écoles ou d’autres horizons : designers, professeurs aux Arts décoratifs ou praticiens de l’innovation. En janvier, les élèves intégreront un laboratoire ou une entreprise pour un stage de cinq mois. L’ultime partie de la scolarité en juin sera, elle, consacrée à des ateliers de création de start-up.

Pour sa première promotion, l’ITI-PSL compte 21 élèves, dont 25 % de femmes. Parmi eux, neufs étudiants viennent de l’ESPCI, cinq sont issus de Mines ParisTech, deux sortent de l’École normale supérieure. « Nous avons reçu une trentaine de candidatures », précise François Lequeux. Objectifs d’ITI-PSL : des promotions de 40 à 50 élèves d’ici un ou deux ans puis d’une centaine d’étudiants à terme, et pourquoi pas la création d’une école doctorale. En attendant, l’institut veut nouer des partenariats avec des entreprises comme Safran ou Saint-Gobain pour se développer. Des collaborations académiques sont aussi en gestation avec des établissements étrangers comme le Technion en Israël, l’EPFL en Suisse ou l’université de New York.

L’essentiel

  • Formation Prédoctorale de 1 an
  • Partenaires Paris Sciences et Lettres (PSL), Chimie ParisTech, ESPCI ParisTech, Mines ParisTech, École normale supérieure
  • Frais de scolarité Autour de 1 000 euros
  • Financement Projet entrant dans le cadre de l’Idex de PSL

Réagir à cet article

Usine Nouvelle N°3401HSING

Vous lisez un article de l’usine nouvelle N°3401HSING

Découvrir les articles de ce numéro Consultez les archives 2014 de L’Usine Nouvelle

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle