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L'ENTREPRENEURIAT AU COEUR DES PRÉOCCUPATIONS DES GRANDES ENTREPRISES

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On réduit trop souvent l'entrepreneuriat aux créateurs d'entreprises ou aux res-ponsables de petites structures. Pourtant, l'impulsion d'une dynamique entrepreneuriale se trouve aussi au coeur des préoccupations des grandes entreprises. Ne nous y trompons pas, les grands groupes poursuivent tous un objectif unique : l'accroissement de leurs profits à travers l'amélioration permanente de leur compétitivité. Cette dernière s'obtient via des politiques de réduction de coûts qui ne peuvent être que temporaires, et par la mise en oeuvre d'une stratégie de développement qui s'inscrit nécessairement dans la durée, même si elle n'est pas figée dans le temps. Pour se développer, les grandes entreprises sont sans cesse contraintes de conquérir des nouveaux marchés et d'inventer produits et services. L'innovation est dès lors le principal facteur de leur compétitivité.

Cette dynamique d'action n'étant pas naturelle, elle doit être portée par la direction générale et passe par la mise en place de dispositifs organisationnels spécifiques. A travers l'adaptation de son organisation, l'entreprise poursuit simultanément deux objectifs complémentaires. Le premier consiste à encourager l'innovation, le second à permettre d'exploiter les innovations à travers une dynamisation de la gestion des ressources humaines. Différents modèles organisationnels sont amenés à jouer un rôle de catalyseur de la dynamique entrepreneuriale recherchée :

- la création d'une entité dédiée, qui a vocation à initier, porter ou appuyer des initiatives entrepreneuriales au sein de l'entreprise (cellule Business Innovation d'EdF) ;

- la désignation d'une équipe interne chargée de promouvoir les valeurs entrepreneuriales (dispositif « Gaz de France Entreprendre ») ;

- la revendication d'une culture entrepreneuriale diffuse et non formalisée (Pernod-Ricard) ;

- la création d'un fonds de capital-risque interne pour capturer les opportunités externes et permettre des collaborations avec des start-up innovantes (Air Liquide Ventures) ;

- le recours à l'essaimage pour valoriser le développement d'activités qui passent par l'externe (dispositif de valorisation du CEA).

Il serait absurde de chercher à démontrer la supériorité d'un modèle organisationnel sur un autre dans la mesure où la pertinence d'une démarche entrepreneuriale s'apprécie au cas par cas, en fonction de la culture de l'entreprise, de son style de management et de son environnement économique. Sans compter que ces dispositifs peuvent se révéler complémentaires au sein d'une même entreprise.

La taille des grandes entreprises les conduit de manière naturelle à entretenir une dynamique d'action dans laquelle elles ont tendance à rationaliser, à réduire l'incertitude ou encore à standardiser les procédures. Un tel comportement engendre inévitablement un phénomène de bureaucratisation qui freine l'innovation et le développement pérenne des grands groupes. Il est donc vital pour ces derniers de réussir à faire naître et à maintenir en interne une dynamique entrepreneuriale.

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