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L'Usine de l'Energie

L’emploi chez l’ex-Alstom au menu de la rencontre entre Hollande et le PDG de General Electric

Manuel Moragues , , ,

Publié le , mis à jour le 28/01/2016 À 10H20

Le président de la République reçoit ce mercredi 27 janvier à l’Elysée Jeff Immelt, le PDG de General Electric. Les syndicats de l’ex-Alstom Power ont interpellé hier François Hollande sur la restructuration prévue par GE. L’emploi sera au cœur de la rencontre.

 

Jeffrey Immelt promet de rétablir les effectifs début 2017
Lors de ce rendez-vous à l’Elysée, Jeffrey Immelt "a renouvelé l’engagement de GE de créer 1000 emplois nets sous trois ans et la compensation des 765 postes potentiellement impactés en France dans le cadre du plan présenté les 12 et 13 janvier", indique un communiqué de GE diffusé le 27 en soirée. "Il a ajouté que le retour à l’équilibre initial aurait lieu début 2017." Le PDG du conglomérat américain a aussi "confirmé la création immédiate du centre d’excellence numérique (Digital Foundry), sa localisation à Paris, ainsi que la nomination du directeur général et les premiers recrutements des 250 employés que comptera à terme ce centre."
Réunion de crise ? Le président de la République François Hollande doit recevoir à l’Elysée ce mercredi 27 janvier, 15 heures, Jeff Immelt, le PDG de General Electric (GE). Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, de l'Industrie et du Numérique, Mark Hutchinson, président de GE Europe, et Clara Gaymard, présidente de GE France, seront de la rencontre. L’emploi sera sans nul doute au cœur des échanges. Hier, mardi 26 janvier, l’ensemble des organisations syndicales (CFDT, CFE-CGC et CGT) du secteur Power de l’ex-ALSTOM  racheté par GE ont interpellé François Hollande dans une lettre ouverte au sujet du plan d’intégration et de restructuration présenté par l’Américain le 12 janvier dernier. Celui-ci prévoit 6 460 suppressions de postes en Europe dont 831 en France selon les syndicats.

"Comment certaines activités au cœur de l’organisation d’une centrale électrique peuvent-elles disparaître ? Pourquoi perdre ces pôles de compétence et d’excellence ? La disparition de ces activités met en péril l’ensemble des activités absorbées et donc leurs emplois", lancent les syndicats au président de la République. En question, notamment, la fermeture de l’activité PAC (Power Automation & Control) avec 84 emplois supprimés à Massy (Essonne). Mais aussi, selon la CGT, l’abandon de la R&D en Europe dans des énergies renouvelables non conventionnelles comme le houlomoteur. Laurent Santoire, délégué syndical CGT, voit dans ce plan la première étape du démantèlement d'Alstom. Et pointe : "C’est la filière énergétique française mais aussi européenne qui est menacée au lendemain de la COP21".

Demande d'un "plan stratégique global"

"Nous refusons la logique boursière de ce plan et exigeons une négociation globale pour aboutir à une alternative permettant le maintien et le développement de tous les sites sans opposer la région parisienne et la province, ni la France et l’Europe", revendiquent les syndicats. Déplorant le manque de justifications données par le conglomérat américain, ils demandent que GE présente "un plan stratégique global de l’activité Power avec les perspectives de marché, de charge et de développement des technologies garantissant le développement de la filière".

François Hollande sera peut-être particulièrement sensible à une question des syndicats : "Comment se donner un objectif de création de 1 000 emplois en en supprimant déjà 831 ?" Le président de la République avait reçu au printemps 2014 l’engagement de la part de Jeff Immelt d’une création nette de 1 000 emplois en France par GE en trois ans. L’américain a présenté les grandes lignes de son plan d’embauche au gouvernement en décembre dernier. Les syndicats demandent à en connaître les détails. Tout en pointant des contradictions : "Ce plan indique des emplois hautement qualifiés dans les services généraux et l’ingénierie dans le nucléaire, le gaz et la vapeur qui sont pourtant les secteurs touchés par les suppressions de postes."

Selon Laurent Santoire, "la mobilisation monte et s’étendra au niveau européen". La restructuration lancée par GE limite la casse en France par rapport à l’Allemagne ou la Suisse et épargne le site symbolique de Belfort (Territoire de Belfort). Cela ne suffira peut-être pas à éviter, pour l’Américain, comme pour François Hollande, une crise.

Manuel Moragues

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