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L'Usine Auto

L’empire Fiat est scindé, avec un pôle automobile renforcé

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Toute une révolution en Italie : côté en bourse, Fiat Industrial mêlera des entreprises évoluant dans des segments très divers (BTP, robotique, presse, etc.) tandis que Fiat Group Automobile, non introduit en bourse, regroupera sous sa bannière Fiat, Chrysler, Lancia, Alpha Roméo, Ferrari et Maserati. Annonçant la scission, les dirigeants de Fiat ont confirmé leur intention de produire six millions de véhicules annuels à partir de 2014, contre quatre millions actuellement.

L’empire Fiat est scindé, avec un pôle automobile renforcé © REUTERS

 

Symbole de l’Italie, dont il défend fièrement les couleurs dans plusieurs dizaines de pays, Fiat constitue une nébuleuse. La dynastie Agnelli gère, en fait, d’innombrables entreprises dans la sidérurgie, le matériel agricole, le BTP, la robotique, la presse (La Stampa), et bien évidement dans l’automobile et les camions. Au total, 188 usines sous toutes les latitudes et près de 200.000 salariés.
Dans quelques mois, cet empire industriel, dont les Agnelli ont repris les rênes à travers la nomination (le 20 avril) de John Elkann à la présidence de Fiat, se redéploiera à deux vitesses. A Turin, le 21 avril, lors d’une réunion interminable, le financier John Elkann et ses lieutenants ont mis en œuvre une scission de l’empire.

D’un côté, Fiat Industrial regroupera toutes les activités non automobiles et sera côté à la bourse de Milan. Le chiffre d’affaires devrait passer de 24 à 29 milliards d’euros à l’horizon 2014. Rien n’interdit de penser que certaines des sociétés dans le giron de Fiat Industrial puissent être revendues.

Mise en route de 34 nouveaux modèles

De l’autre côté, Fiat Group Automobile réunira sous sa bannière tout un chapelet de marques : Fiat, Chrysler, Lancia, Alfa Roméo, Ferrari et Maserati. Le chiffre d’affaires devrait doubler d’ici à 2014, propulsé à 51 milliards d’euros. Sergio Marchionne reste le pilote de la branche automobile de Fiat et il devra veiller à la montée en puissance d’un plan de développement très ambitieux, puisqu’il s’agit de mettre sur les routes du monde six millions de voitures annuelles à partir de 2014, contre quatre millions actuellement. Fiat Group Automobiles ne lésinera pas sur les moyens pour rattraper son retard par rapport aux autres grands consortiums du secteurs : 34 nouveaux modèles verront le jour ces prochaines années. La plus grosse progression, au sein du groupe, sera celle de Fiat en Europe, dont les ventes sont censées enfler de 65 % pour atteindre 2,15 millions d’unités en Europe.

De telles prévisions permettent aux dirigeants de la nouvelle branche automobile de l’empire Fiat de garantir le maintien des emplois, peut-être même l’embauche de nouveaux salariés, bien que la fermeture de son usine sicilienne ait provoqué une sorte de traumatisme dans la botte italienne.

La barre fatidique des 5 millions de véhicules annuels

Les dirigeants de Fiat n’ont eu cesse de répéter qu’au-dessous de la barre de cinq millions de véhicules assemblés annuellement, un groupe automobile n’a aucune chance de survivre. Il y a quelques années, Standard&Poors avait entrepris une comparaison sur l’évolution des marques automobiles en Europe. Parmi celles destinées à progresser : Volkswagen (le leader) et Ford. Parmi celles promises à une régression de leur part de marché : PSA Peugeot et surtout Fiat, dont Standard&Poors prévoyait qu’il devrait se contenter d’une part de 7,4 % en 2010. Au vu d’une telle étude, on comprend pourquoi les Italiens doivent s’empresser de redresser la barre !

Une stratégie à haut risque

La scission décidée à Turin vise en particulier à mieux conduire le processus de fusion amorcée il y a un an entre Fiat et Chrysler. Les Italiens ont pris 20 % du capital de la marque américaine, part qui pourrait monter à 35 % à moyen terme. Fondre dans un seul ensemble les chaînes de montage des deux marques pour mêler plateformes, compétences, canaux commerciaux. Les économies découlant de cette «mise en ménage» serait de 1,5 milliard d’euros d’ici à 2014.

Mais à en croire plusieurs analystes, une telle stratégie est risquée. Si Fiat est parvenu à limiter les dégâts financiers au fil des derniers mois, ayant perdu «seulement» 147 millions d’euros au premier trimestre de l’année en cours, Chrysler s’avère un gouffre financier : une hémorragie atteignant 2,82 milliards d’euros entre juin et décembre 2009. Certes, le résultat opérationnel est revenu dans le vert au premier trimestre 2010, mais Chrysler bute sur l’écueil d’une gamme de modèles peu affriolante et outre Atlantique, c’est la seule marque à ne pas surfer sur la vague de la reprise.


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