L'emboutisseur Steva Limousin en redressement judiciaire

L'emboutisseur Steva Limousin, basé à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) a été placé en redressement judiciaire avec une période d'observation de deux mois. 115 emplois sont concernés par cette décision.

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L'emboutisseur Steva Limousin en redressement judiciaire
Steva est le seul fabricant de capots pour les tracteurs Massey-Fergusson.

Suite au placement en redressement judiciaire de Steva Limousin basé à Bessines-sur-Gartempe (Haute-Vienne) par le tribunal de commerce de Lyon (Rhône), 115 emplois sont sur la sellette. Ce spécialiste de l'emboutissage bénéficie d'une période d'observation jusqu'au 5 juin pour trouver une solution.

Les représentants du personnel avaient été informés, le 30 mars, par la direction lors d'un comité d'entreprise. Cette usine avait été reprise en 2014 suite au redressement judiciaire d'Altia. Le groupe GMD dirigé par Alain Martineau, qui a repris l'usine GM&S Industry de La Souterraine (Creuse) qui avait aussi appartenu à Altia, est actionnaire à hauteur de 20 % de Steva Limousin. Ses difficultés sont dues pour partie, au paiement d'un loyer mensuel de 20 000 euros à Altia, via la SCI des Lajassière, toujours propriétaire de l'usine de Bessines-sur-Gartempe. Mais la charge de travail a également fortement baissé et l'entreprise a accumulé une dette sociale importante.

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Des actions plus musclées envisagées

Steva Limousin dispose d'un savoir-faire reconnu par les industriels, une diversification est en cours ces dernières années. Steva est le seul fabricant de capots pour les tracteurs Massey-Fergusson. Un marché est aussi en cours avec Renault Trucks pour des calandres et marche-pied de poids lourds et des containers en aluminium sont fabriqués pour la grande distribution. La diversification se poursuivait ces derniers mois avec un projet de container connecté géolocalisable pour lequel l'entreprise avait perçu une avance remboursable de 900 000 euros sur cinq ans de la part de la région Nouvelle-Aquitaine en décembre 2017 qui s'inquiète désormais de l'affectation de ces fonds. L'usine a même été récemment labellisée "Usine du futur".

Une centaine de salariés avait mené une opération escargot, le 4 avril, sur l'autoroute A20 bloquant ensuite le rond-point de La Croisière menant à La Souterraine. Les salariés promettent des actions plus musclées pour défendre leurs emplois. Les salariés n'ont perçu que la moitié de leur salaire de mars, ils attendent que le reliquat soit versé par les AGS vraisemblablement la semaine prochaine.

Corinne Mérigaud

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