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L’emballage aluminium recyclé, une mine inexploitée

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Un partenariat tripartite a été signé aujourd’hui entre le CELAA (Club de l’emballage léger en aluminium et en acier), Eco-emballages et l’AMF (Association des maires de France).

L’emballage aluminium recyclé, une mine inexploitée © DR

Conclu pour trois ans et baptisé "Projet métal", il vise à promouvoir et améliorer la collecte, le tri et le recyclage des petits emballages et objets en aluminium. Ce dernier est l’un des emballages ménagers le moins bien recyclé dans l’Hexagone, avec un taux de 32 % seulement en 2012. Alors que la moyenne grimpe à 67 % tous matériaux confondus (verre, papier-carton, plastique et métal). Il est vrai qu’il ne représente qu’environ 60 000 tonnes annuelles, parmi 4,7 millions de tonnes d’emballages déclarés auprès d’Eco-emballage.

Cette faible proportion explique l’insuffisance d’équipements dans les centres de tri pour une récupération optimale de ce métal. Les centres trient majoritairement les grands emballages rigides en aluminium, canettes, aérosols et autres boîtes de conserves. Tout ce qui est inférieur à la taille d’un pot de yaourt, semi-rigide ou souple, est rejeté par le process. Canettes écrasées de petite taille, barquettes, couvercles, bouchons, opercules, dosettes de café ou papier aluminium passent donc à travers les mailles et "sont voués à l’enfouissement ou à l’incinération", souligne Marc Teyssier D’Orfeuil, Délégué général du CELAA.

Pourtant, l’aluminium est 100 % recyclable presque à l’infini, sans altération de ses propriétés. Et "le métal de seconde fusion (recyclé) ne demande que 5 % de l’énergie nécessaire à son extraction à partir du minerai de bauxite", rappelle Jacques Pélissard, Président de l’AMF.

Quatre centres de tri pilotes

Depuis trois ans, quatre centres de tri pilotes ont été équipés de dispositifs adaptés, des machines à courant de Foucault, installées sur la fraction des refus et (ou) des fines (les éléments dont la taille est inférieure à 70 mm et qui ont donc été rejetés de la chaîne principale, ndlr). "L’équipement représente un investissement de 150 à 200 000 euros", précise Éric Brac de la Perrière, directeur général d’Eco-emballages. Ils ont permis d’augmenter jusqu’à 200 % le taux de captage de l’aluminium. Faisabilité technique, intérêt économique et pertinence environnementale peuvent donc être au rendez-vous.

Le partenariat ambitionne de promouvoir le projet auprès des collectivités locales, des opérateurs, des recycleurs et des associations. Un fonds de soutien accompagnera les collectivités éligibles. Le suisse Nespresso, membre fondateur du CELAA, est impliqué dans le projet depuis le début et a mis en place un fonds de dotation. Ce dernier assurera un soutien de "300 euros par tonne triée et valorisée, validée par Eco-emballages, quelle que soit sa qualité et sa teneur en aluminium", affirme Arnaud Deschamps, directeur général de Nespresso. Une manière de rendre plus écologiques ses célèbres petites capsules qui ne sont pour l’instant recyclées qu’à 20 %.

Didier Ragu

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