L'électronique toujours affectée par les dégâts au Japon

Les équipes de la DGCIS et de la Fédération des Industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC) ont planché entre avril et juin sur la situation du secteur de l’électronique au Japon et les conséquences sur la filière en France. Elles publient leurs conclusions le 22 juillet.

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L'électronique toujours affectée par les dégâts au Japon

Le constat de l’observatoire sur la catastrophe japonaise est sans appel. Plus de 40 sites de production de semi-conducteurs japonais ont été impactés dans la zone de la catastrophe du 11 mars dernier.

Ce sont notamment les sites de production de microcontrôleurs, de circuits intégrés ou encore de condensateurs aluminium qui ont été les plus affectés. Plusieurs sites majeurs de fabrication de silicium ont dû être arrêtés, sans compter les usines dont l’activité a été perturbée du fait de l’instabilité dans la production d’électricité.

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Selon le rapport, ces difficultés ont touché la France. Car en effet, la part du marché français détenue par les sous-traitants japonais représente 15 à 20%. Dans le secteur automobile par exemple, le marché français dépend à 27% de l’approvisionnement de semi-conducteurs en provenance du Japon. La situation d’approvisionnement est critique notamment pour deux familles de composants : les microcontrôleurs et les condensateurs alu. Et les effets négatifs des évènements au Japon devraient s’accroître au troisième trimestre, période très active de l’industrie automobile, selon le rapport.

Les secteurs de la Défense et de l’énergie ont été moins impactés et ne sont plus des filières en difficulté. Reste le domaine de la distribution qui est sous surveillance.

Cette étude a pour objectif de mesurer la présence japonaise dans l’ensemble de la chaîne de valeur électronique, d’identifier les composants critiques et d’établir un calendrier prévisionnel jusqu’au deuxième trimestre. Pour la réaliser, les équipes de la DGCIS et de la FIEEC ont mené des réunions hebdomadaires d’avril à juin pour faire le point sur la situation au Japon et les conséquences sur la filière en France. Un tableau de bord des pénuries et une matrice de l’état de fonctionnement des usines de composants et de matériaux au Japon ont été mis en place.

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