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L'Usine Aéro

L’Egypte donne de l’air aux Falcon de Dassault

Olivier James , , , ,

Publié le

L'Egypte a passé commande à Dassault de quatre Falcon 7X, soit un contrat de 300 millions de dollars. De quoi remplir un carnet de commandes quelque peu dégarni dans le segment de l’aviation d’affaires.

L’Egypte donne de l’air aux Falcon de Dassault © Dassault Aviation

La lune de miel entre Dassault Aviation et l’Egypte semble durer bien plus qu’un simple mois lunaire. Alors que le pays avait – le premier – passé commande de 24 Rafale en février 2015, il vient de signer un contrat portant sur la vente de quatre Falcon 7X. Une information de La Tribune.fr que ne confirme pas le porte-parole de l’avionneur français, habitué à la discrétion. Ces avions seraient destinés à remplacer les appareils devenus vétustes utilisés par le gouvernement.

 

Si limité soit-il, ce contrat d’environ 300 millions d’euros tombe à point nommé pour Dassault Aviation confronté depuis 2009 à un marché de l’aviation d’affaires à la croissance erratique, reflet des vicissitudes économiques des différentes régions du mondes. Fin juillet, l’avionneur annonçait avoir engrangé pour le premier semestre 22 commandes de Falcon, contre 25 en 2015 sur la même période. L’an dernier a marqué un net décrochage avec 45 Falcon commandés, soit moitié moins qu’en 2014. Le carnet de commandes affiche au 21 juillet 2016 un niveau bas de 87 appareils, quatre avions de moins qu’à la fin 2015.

Une production en berne

Côté production, l’année 2016 marquera un nouveau recul des livraisons de Falcon, déjà au plus bas en 2015 (55 appareils), loin du point culminant atteint en 2010 avec 95 avions livrés. Le groupe a annoncé devoir renoncer à son objectif de 60 Falcon livrés et vise aujourd’hui 50 appareils livrés. Au-delà du marasme du marché des jets d’affaires, Dassault Aviation doit surmonter une menace qui jusque-là ne s’était pas concrétisée officiellement : l’annulation de 11 Falcon 5X en raison des retards de livraisons de son moteur Silvercrest produit par Safran Aircraft Engine (groupe Safran).

Si le contrepoids des succès des contrats militaires à l’export avec le Rafale permet de maintenir les résultats du groupe, nul doute que Dassault Aviation va chercher dans les prochaines années à redéfinir en partie le modèle économique de la production de ses jets d’affaires. Qui plus est face à l’âpre concurrence d’acteurs tels que Bombardier et Gulfstream. Conséquence ? L’avionneur devrait être amené peu à peu à projeter sa production hors de France.

 

"Les usines seront plus spécialisées, avait déclaré en avril à L’Usine Nouvelle Eric Trappier, le pdg du groupe. Nous devons conserver la capacité de fabriquer les pièces les plus difficiles, l’assemblage… Mais il nous faudra trouver de plus en plus de coopérants qui arrivent à faire nos pièces le moins cher possible. Nous allons garder une forte base industrielle française, Dassault Aviation reste fier de fabriquer en France. Mais on a besoin de fabriquer un peu plus à l’extérieur pour équilibrer nos coûts". Pour l’entreprise centenaire, la mue reste à faire.

 

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1 commentaire

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17/08/2016 - 17h09 -

Tous ces contrats qui mélangent contrats industriels et politique comportent beaucoup de suspicion, le commercial qui mêle les politiques, des financements garantis par l’Etat fournisseur, des chantages pour le maintien de l’emploi compte tenu des marchés très volatils et de l'implication des politiques transformés en commerciaux, on est loin d’une économie saine et indépendante.. …on peut se demander combien tout cela coute au contribuable français. Il s’y ajoute que vendre des armes à tel pays plutôt que tel autre nous place en première ligne des conflits de culture que l’on connait, les pays qui ne vendent pas d’armes, concentrés sur des industries civiles, Allemagne , Suisse, sont tout de même plus tranquilles, y compris dans leur combat pour le chômage.
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