L'économie française s'est finalement contractée au premier trimestre

PARIS (Reuters) - L'économie française a finalement poursuivi sa contraction au premier trimestre, avec un recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) qui vient tempérer les espoirs de rebond qu'avait suscités la première estimation de l'Insee, qui faisait état le mois dernier d'une progression de 0,4% de la richesse nationale.

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L'économie française s'est finalement contractée au premier trimestre
L'économie française a finalement poursuivi sa contraction au premier trimestre, avec un recul de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) qui vient tempérer les espoirs de rebond qu'avait suscités la première estimation de l'Insee, qui faisait état le mois dernier d'une progression de 0,4% de la richesse nationale. /Photo prise le 2 mars 2021/REUTERS/Gonzalo Fuentes

Dans son actualisation de l'estimation du PIB du premier trimestre 2021 publiée vendredi, l'Insee a également revu l'évolution du PIB du printemps 2020, dont la contraction a finalement été moins marquée qu'estimé initialement, à -13,2% (contre -13,6% précédemment).

L'économie française a donc enregistré en début d'année une deuxième contraction consécutive, après un recul de 1,5% du PIB au quatrième trimestre qui avait suivi le franc rebond de 18,5% l'été dernier.

En ce début d'année 2021, le PIB de la France est ainsi resté 4,7% en deçà de son niveau du quatrième trimestre 2019, dernier trimestre avant l'émergence de la crise sanitaire liée à la pandémie de COVID-19.

L'acquis de croissance pour l'ensemble de 2021, à savoir l'évolution du produit intérieur brut (PIB) si l'activité stagnait complètement au cours des trois derniers trimestres de l'année, s'établit à 3,5% (contre 4,1% en première estimation), alors que le gouvernement table sur une progression de 5% du PIB pour l'année en cours.

Par rapport à la première estimation publiée fin avril, la contribution à la croissance de la demande intérieure finale a été revue en nette baisse (0,1 point contre 0,9 point précédemment), tandis que celle des variations de stocks a été plus légèrement réévaluée (0,2 point contre 0,0 point en première estimation).

Le poids du commerce extérieur a été confirmé à -0,4 point, la progression des importations (+1,1%) s'accompagnant d'un recul des exportations (-0,2%).

Dans le détail, la production totale de biens et services est restée stable au premier trimestre mais le rebond de la consommation des ménages - traditionnel moteur de l'économie française - s'est avéré moins marqué qu'estimé initialement (+0,1% contre +0,3% en première estimation).

La révision marquée de l'évolution du PIB au premier trimestre résulte "notamment de l'intégration de données sur la construction, nettement moins dynamiques que les extrapolations (...) lors de la première estimation", souligne également l'Insee.

Par conséquent, la progression de l'investissement global s'est avérée nettement moins forte que prévu initialement sur la période janvier-mars (+0,2% contre +2,2% auparavant).

(Myriam Rivet)

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