L’économie allemande retrouve de sa superbe

Le PIB de la puissante «machine d’Outre Rhin» a augmenté de 2,2 % au deuxième trimestre 2010. Il se pourrait que la croissance se ralentisse au second semestre, en fonction notamment d’incertitudes liées à l’économie américaine.

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L’économie allemande retrouve de sa superbe

La locomotive allemande fonctionne à pleine vapeur sur les rails d’une reprise européenne encore incertaine. Selon l’Office fédéral des Statistiques à Berlin, le PIB a augmenté de 2,2 % au deuxième trimestre 2010 par rapport au précédent trimestre. En glissement annuel, la progression est de 4,1 % au deuxième trimestre.

Ces chiffres publiés le 24 août font suite aux résultats du commerce extérieur de «la machine d’Outre-Rhin» qui a dégagé au premier semestre un excédent de 75 milliards d’euros. Cette vigueur de l’export germanique a contribué, de manière significative, à la hausse du PIB, à hauteur de 0,8 point de pourcentage, mentionne l’Office fédéral.
L’Allemagne démontre qu’elle dispose de bien plus de souffle que la France pour reprendre le chemin des «beaux jours économiques».


La France, premier client de l'Allemagne

Récemment, la ministre Christine Lagarde avait annoncé une révision à la baisse des prévisions de croissance de l’économie française : 2 % cette année. «En ce qui concerne les plus optimistes, la hausse du PIB allemand pourrait atteindre 4 % cette année», réagit Catherine Stephan, économiste en charge notamment de l’Allemagne au sein de BNP-Paribas. «Mais nous croyons plutôt au scénario des 3 % de croissance», ajoute Catherine Stephan. Les raisons d’une telle prudence? «De par l’importance de son commerce extérieur, l’Allemagne est dépendante, plus que d’autres, de la santé économique du monde.» Si la France est le premier client de l’Allemagne, absorbant 10 % de ses ventes à l’étranger, les Etats-Unis constituent son deuxième client. Et comme le rappelle cette économiste,
«des incertitudes pèsent sur l’évolution de la situation aux Etats-Unis pendant les mois à venir».

Certains se plaisent à dire, tout sourire, que l’envolée de l’économie germanique ne peut que stimuler le redécollage de la France : mais il ne faut pas oublier - comme le rappelle Catherine Stéphane - que la balance des échanges commerciaux entre l’Allemagne et la France penche en faveur du premier.

En tout cas, s’il est un perdant dans toute cette histoire, c’est bien le FMI qui avait prévu 1 % de croissance pour l’Allemagne en 2010 !

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