L'eau, ce bien si précieux

Dépollution, réchauffement climatique : le prix de l'eau augmente en France et dans le monde. Célébrée aujourd'hui, la Journée mondiale de l'eau nous rappelle qu'un quart des habitants de la planète n'a pas accès à l'eau potable.

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L'eau, ce bien si précieux
En France, les départements facturent l'eau du simple au double. Le coût moyen du mètre cube est évalué à 3 euros par l'Institut français de l'environnement, qui a réalisé une étude à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau, jeudi 22 mars.

Ces différence de prix serait liées à la pollution de l'eau. Ce point est particulièrement délicat pour la France, qui vient d'être sermonnée par Bruxelles. La Commission européenne lui reproche son non respect des teneurs en nitrate de ses eaux bretonnes. Bruxelles avait pourtant fait preuve d'une patience inégalée : la directive fixant la teneur en nitrate des eaux à 50mg/l date de 1987 ! Mais menacer de mettre la France à l'amende (28 millions d'euros assortie d'astreintes journalières) devrait être efficace. « Les amendes européennes sont répercutées sur les budgets des ministères concernés », souligne Laurent Michel, directeur de la prévention des pollutions et des risques du ministère de l'Ecologie et du développent durable.

Un quart de la population mondiale n'a pas d'eau potable

Mais la Journée mondiale de l'eau est aussi l'occasion de rappeler qu'actuellement, un quart de la population mondiale n'a pas accès à l'eau potable et plus d'un milliard d'êtres humains souffrent de pénuries de ce liquide précieux. Un chiffre qui devrait tripler sous l'effet du réchauffement climatique, selon les experts mondiaux sur le climat. Le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (Giec) annoncera le 6 avril à Bruxelles ses évaluations des conséquences du réchauffement climatique. Début février, le Giec s'était rassemblé à Paris pour confirmer la responsabilité des activités humaines dans l'emballement du réchauffement climatique.

L'Assemblée mondiale des Elus et citoyens pour l'Eau (Amece) s'est également réunie durant la semaine du 19 mars. Les ONG et élus de différents continents participant à cette assemblée ont plaidé pour que l'accès à l'eau soit reconnu comme un droit humain par l'ONU. Une décision qui impliquerait que sa gestion soit confiée uniquement au public. Les experts de cette assemblée évaluent la facture de l'eau pour ce milliard d'individu qui en manque à 50 milliards d'euros par an. Pour financer ce droit, ils proposent différentes pistes, comme une nouvelle forme de fiscalité mondiale, par exemple sur les billets d'avion, la taxation des parcs de loisirs axés sur l'eau ou une contribution fixe par m3 d'eau consommée dans les pays riches... L'économiste italien Riccardo Petrella, fondateur de l'Association pour un contrat mondial de l'eau compte porter ce message aux différentes nations afin de se fait entendre lors du 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l'homme 10 décembre 2008.

Agathe Remoué

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