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L'Usine Auto

L'avocat de Carlos Ghosn plaide un "malentendu" au sujet du versement signalé par Renault

Simon Chodorge , , ,

Publié le

[ACTUALISÉ] Le 7 février, le groupe Renault a annoncé avoir signalé à la justice française un versement au "bénéfice personnel" de Carlos Ghosn, son ancien PDG déchu depuis son arrestation au Japon pour faits présumés de malversations financières et d'abus de confiance. L'industriel est soupçonné d'avoir utilisé une convention de mécénat signée avec le Château de Versailles pour louer le Grand Trianon pour sa fête de mariage en 2016. Des faits qui pourraient relever de l'abus de bien social. Le 8 février, l'avocat de Carlos Ghosn en France a parlé d'un "malentendu".

L'avocat de Carlos Ghosn plaide un malentendu au sujet du versement signalé par Renault
Le groupe Renault a annoncé avoir signalé à la justice française un versement au "bénéfice personnel" de Carlos Ghosn, son ancien PDG.
© Pascal Guittet - L'Usine Nouvelle

Actualisation du vendredi 8 février : “Pour moi, cette affaire est un malentendu”, a déclaré l’avocat de Carlos Ghosn en France au sujet de la contrepartie en nature reçue par l’ancien PDG du groupe Renault et signalée à la justice par le constructeur automobile. “Selon toute probabilité, il n'a jamais vu aucune des factures. Il est probable qu'il ait des collaborateurs, des secrétaires”, a expliqué Jean-Yves Leborgne le 8 février au micro de franceinfo. L’avocat a ajouté que le groupe Renault “n’a déboursé aucun centime” dans cette affaire. Dans le cadre de la convention de mécénat signée avec le Château de Versailles, l’entreprise avait droit à un certain nombre d’occupations de salles. Selon l’avocat, Renault s’est donc seulement vu “imputer une occupation de salle, sur les cinq, six ou sept fois au cours desquelles ces salles pouvaient être occupées par l'entreprise". Jean-Yves Leborgne a précisé que Carlos Ghosn était “prêt à rembourser” le montant équivalent à cet avantage en nature.

Jeudi 7 février, le groupe Renault a annoncé avoir signalé à la justice française un versement “au bénéfice personnel” de Carlos Ghosn, son ancien PDG. “Une contrepartie d’une valeur de 50 000 euros, dans le cadre d’une convention de mécénat signée avec le Château de Versailles, a été affectée au bénéfice personnel de M. Ghosn”, écrit le constructeur automobile dans un communiqué, confirmant ainsi des informations publiées la veille dans Le Figaro.

Le Grand Trianon loué pour le mariage de Carlos Ghosn

Si les faits sont avérés, l’ancien dirigeant de l’entreprise pourrait se rendre coupable d’abus de bien social. “Les éléments réunis jusqu’ici nécessitent que des vérifications supplémentaires soient menées”, tempère le groupe Renault qui a tout de même décidé “de porter ces faits à la connaissance des autorités judiciaires.”

Qu’est-il reproché précisément à Carlos Ghosn ? L’industriel aurait utilisé le contrat de mécénat signé avec le Château de Versailles (Yvelines) pour financer la location du Grand Trianon. Problème : le palais royal n’a pas été réservé pour un événement de l’entreprise mais pour le mariage de Carlos et Carole Ghosn qui s’est tenu samedi 8 octobre 2016. Une cérémonie sous le signe du faste rappelle Le Figaro avec des “costumes d’époque” et “des invités venant du monde entier”.

Première charge de Renault contre son ex-PDG

Il s’agit de la première charge menée par le constructeur automobile contre son ex-dirigeant. Renault indique avoir fait cette découverte “dans le cadre des vérifications de conformité initiées au sein du Groupe Renault le 23 novembre 2018”, quelques jours après l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon pour soupçons de malversations financières et d’abus de confiance.

Les accusations portées par Nissan ont suscité des interrogations de la part des syndicats de Renault sur d’éventuels faits similaires en France. En janvier, le groupe Renault avait présenté des premières conclusions de son enquête interne sur la rémunération des membres de son comité exécutif et avait constaté une "absence de fraude" en 2017 et 2018.

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