Environnement

L’avion et le bateau ne connaissent pas les taxes

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En bref Faire passer les camions à la caisse sur le principe du pollueur-payeur en augmentant les taxes sur le diesel et en imposant enfin une redevance fait son chemin en Europe, alors que la contestation monte en France suite à la hausse des taxes sur le carburant.

L’avion et le bateau ne connaissent pas les taxes © Boeing/DR

Faire passer les camions à la caisse sur le principe du pollueur-payeur en augmentant les taxes sur le diesel et en imposant enfin une redevance fait son chemin en Europe.

"Le Parlement européen a adopté l’euro-redevance et la France va devoir la mettre en place, prévient Karima Delli, députée européenne EELV et présidente de la commission transports du Parlement européen. Nous n’avons pas le choix, c’est un problème sanitaire."

Le Parlement a adopté le 24 mai le principe d’une euro-redevance fondée sur les kilomètres parcourus. Elle s’appliquera au plus tard en 2023 pour les camions et les autobus et en 2026 pour les voitures. En revanche, les porte-conteneurs et autres paquebots continueront à enfumer les ports avec leur carburant ultra-polluant sans payer la moindre taxe. Le transport maritime s’est fixé comme objectif une réduction de 50% de ses émissions de gaz à effet de serre (GES)... En 2050.

Le kérosène du transport aérien est également exempté de taxe. Dans l’empreinte carbone de Paris, le transport aérien est pourtant, de loin, le premier émetteur de GES : 8,7 millions de tonnes, contre 4,7 millions pour la route. Le Parlement européen demande une taxation du kérosène brûlé par les avions et du fioul utilisé par le maritime. Ce sujet doit être l’un des grands débats de la prochaine COP 24, qui se tiendra à Katowice, en Pologne, du 3 au 14 décembre.OC.

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2 commentaires

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18/12/2018 - 08h28 -

Voilà la situation au niveau international !
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16/11/2018 - 08h14 -

Pas besoin d'aller chercher aussi loin que la taxe carbone: Le transport aérien intra-européen est toujours exempté de TVA, en contravention formelle avec l'Acte Unique et le Traité de Mastricht. Un calcul rapide fait apparaitre que cette "détaxe" injustifiée se monte pour l'Union Européenne à quelques cinq milliards €. Enorme subvention donc pour une branche dont le bilan environnemental - pas seulement carbone, mais aussi bruit et pollution - est particulièrement négatif.
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