L'aversion au risque devrait faire son retour en Europe

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse vendredi à l'ouverture, la dynamique qui a porté les actions la veille s'essoufflant alors que les marchés asiatiques sont en baisse ainsi que les contrats à terme de Wall Street et avant une série de nouvelles statistiques sur la reprise économique et l'inflation.

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L'aversion au risque devrait faire son retour en Europe
Les principales Bourses européennes sont attendues en baisse vendredi à l'ouverture. /Photo d'archives/REUTERS/Suzanne Plunkett

D'après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,9% à l'ouverture. Les contrats à terme signalent une baisse de 0,9% pour le Dax à Francfort, de 0,59% pour le FTSE à Londres et de 0,94% pour l'EuroStoxx 50.

Après le pic historique inscrit par le Stoxx 600 jeudi, les actions européennes devraient repartir à la baisse.

"Les investisseurs sont partagés entre une réunion de la Réserve fédérale confuse, une croissance américaine pour le deuxième trimestre en dessous des attentes et des résultats décevants pour certaines entreprises (Facebook ou encore Amazon jeudi soir par exemple)", a déclaré John Plassard, économiste chez Mirabaud, pour expliquer la tendance négative qui s'annonce en Europe.

Plusieurs rendez-vous importants sont au programme pour la dernière journée du mois: la première estimation de la croissance économie et de l'inflation en zone euro à 09h00 GMT, avant les chiffres mensuels des dépenses et des revenus des ménages américains à 12h30 GMT et qui incluront l'indice d'inflation "core PCE", le plus surveillé par la Fed.

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, le S&P-500 et le Dow Jones atteignant des pics inédits durant la séance sous l'effet de résultats trimestriels et de prévisions solides.

En outre, l'économie américaine a connu une vive progression au deuxième trimestre (+6,5%), portant le taux de PIB au-delà de son pic d'avant-crise, même si sa croissance a été moins importante que ne l'anticipaient les analystes (+8,5% pour le consensus).

L'indice Dow Jones a gagné 0,44% à 35.084,53 points, le S&P-500 a pris 0,42%, à 4.419,15 points et le Nasdaq Composite a avancé de 0,11% à 14.778,26 points.

Côté valeurs, Ford Motor (+3,8%) a bondi après avoir relevé sa prévision de bénéfice pour l'année. En revanche, Facebook (-4,0%) a décliné au lendemain de l'annonce d'une vraisemblable décélération de son chiffre d'affaires au deuxième semestre.

Après la clôture, l'action Amazon chutait de 7%, le géant du commerce en ligne prévoyant un ralentissement de la croissance des ventes au cours des prochains trimestres.

Le Nasdaq est indiqué par conséquent en baisse de 1,5% d'après les contrats à terme sur indice, tandis que le S&P-500 reculerait de 0,9% et le Dow Jones de 0,4%.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo recule dans un contexte de hausse des cas de COVID-19 et de déceptions en matière de résultats.

Le gouvernement japonais a évoqué l'instauration d'un état d'urgence sanitaire jusqu'au 31 août dans trois préfectures voisines de Tokyo ainsi que dans celle d'Osaka alors qu'un pic de contamination a été enregistré dans la capitale nippone jeudi.

Le Premier ministre devrait annoncer officiellement cette décision dans la journée, après l'aval des experts.

Le Nikkei baisse de 1,62% et est tombé en séance au plus bas depuis début janvier. L'indice se dirige vers sa pire performance mensuelle depuis mars 2020.

En Chine, les marchés actions reprennent le chemin de la baisse: le CSI 300 des grandes capitalisation abandonne 1,26%, le Hang Seng de Hong Kong de 2,18%, les valeurs technologiques étant une fois de plus à la traîne.

"Il est clair que les investisseurs sont très ébranlés par la pression réglementaire de Pékin", a déclaré Michael Frazis, gestionnaire de portefeuille chez Frazis Capital Partners à Sydney.

CHANGES

L'indice dollar monte légèrement après avoir touché plus tôt un creux d'un mois après les remarques accommodantes de la Réserve fédérale et la croissance plus faible qu'attendu du PIB trimestriel américain.

"Alors que la Fed a continué de dire qu'elle s'oriente vers une réduction progressive de ses rachats d'actifs, l'évolution vers ce changement semble devoir être plus lente que prévu", a déclaré Steven Dooley, stratège chez Western Union Business Solutions.

L'euro recule de 0,07% à 1,1878 dollar.

TAUX

Sur le marché obligataire américain, le rendement des Treasuries à dix ans cède près de deux points de base, à 1,2456%.

PÉTROLE

Les cours du pétrole reculent mais sont en passe d'afficher des gains solides sur l'ensemble de la semaine alors que la demande de brut croît plus rapidement que l'offre.

Le baril de Brent perd 0,59% à 75,6 dollars et le brut léger américain 0,56% à 73,21 dollars.

(Reportage Laetitia Volga, édité par Jean-Michel Bélot)

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