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L'Usine Aéro

L’aventure martienne des étudiants de l’Isae-Supaero

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Publié le

Du 11 février au 5 mars, six étudiants et un jeune ingénieur diplômé de l’ISAE-SUPAERO, vont vivre une mission martienne, en simulation, au sein de la Mars Desert Research Station, au cœur du désert de l’Utah. Un jeu de rôles, mais aussi une véritable aventure humaine et scientifique.

Vis ma vie sur Mars dans la MDRS Supaero Crew
4 des 7 jeunes de l'équipe Isae-Supaero : Mouadh Bouayad, Louis Mangin, Victoria Da-Poian et Arthur Lillo, le capitaine de l'équipe.
© Isae-supaero

Cela ressemble à un grand jeu de rôles et c’est pourtant une expérience scientifique très sérieuse que propose la Mars Society à une équipe constituée de six étudiants et d’un ingénieur tout juste diplômés de la prestigieuse école d’ingénieurs toulousaine ISAE-SUPAERO (Institut supérieur de l’Aéronautique et l’Espace). Pendant trois semaines, du 11 février au 5 mars, ils vont vivre en totale autonomie, au cœur de la Mars Desert Research Station (MDRS), dans un habitacle cylindrique de 8 mètres de diamètre sur deux étages, installé dans le désert de l’Utah, aux Etats-Unis, avec chacun une mission spécifique et un programme bien établi. Nom de code : le MDRS Supaero Crew 175.

Trois semaines en immersion totale

Au programme : des simulations de sorties extra-véhiculaires, le déploiement de manipulations, des tests d’équipements scientifiques et, à l’arrivée, une étude tout à fait sérieuse pour la NASA sur le fonctionnement et l’efficacité d’une équipe dans le cadre d’une exploration spatiale de longue durée. "L’objectif est de se mettre dans la peau d’astronautes et d’apporter notre contribution aux futures missions habitées sur Mars", explique Arhur Lillo, capitaine de l’équipe, actuellement en année de césure, entre sa 2e et 3e année de l’ISAE-Supaero. Une année qu’il met à profit avec un stage au CNES, dans une équipe impliquée dans la fabrication d’un nano-satellite.

Arhur Lillo est un passionné. Il compte bien rejoindre une entreprise du secteur spatial à l’issue de ses études. Mais son rêve, ce sont les vols habités. L’an dernier, il était déjà de l’aventure, dans le rôle de "l’astronom", comme responsable de l’observatoire astronomique de la station. "Une expérience formidable à la fois sur le plan humain et scientifique", se rappelle-t-il. À ses côtés, Louis Maller, capitaine adjoint, faisait aussi déjà partie de l’équipage 2016. En revanche, pour les cinq autres, Simon Bouriat, le "médecin", Mouadh Bouayad, "l’astronome", Victoria Da-Poian, la "biologiste", Xavier Rixhon, "l’ingénieur" (tout juste diplômé de l’école d’ingénieur en décembre 2016) et Louis Mangin, le "journaliste", il s’agit d’une première. Il va leur falloir vivre ensemble dans un espace confiné, dans un environnement désertique, géologiquement proche de celui de la planète Mars, et selon un programme bien établi.

Une véritable expérience scientifique

L’emploi du temps est chargé. Au programme de leur séjour : la vérification de la faisabilité du déploiement d’un sismomètre dans la lignée du sismomètre de la mission NASA InSight qui sera déployé de façon robotique sur Mars en 2018 ; des tests d’instruments pour la localisation des spationautes lors des sorties extra-véhiculaires avec la mise en place d’une application adaptée à l’ergonomie d’un scaphandre, des expérimentations de lunettes à réalité augmentée, ou encore l’utilisation d’un ballon expérimental. Rempli d’air, ce ballon devrait pouvoir s’élever grâce à l’énergie solaire et supporter une charge utile de 3 à 4 kilogrammes. L’idée est de tester un nouveau mode de relais Wi-Fi pour assurer la communication entre les membres de l’équipage lors de sorties extra-véhiculaires. « Notre mission principale est de tester l’ergonomie des matériels dans le cadre des procédures très strictes des sorties extra-véhiculaires », précise Arthur Lillo.

Dans la station, il faudra bien entendu aussi se plier à la discipline des vols habités, s’assurer que tout fonctionne, surveiller l’état des ressources en eau et en carburants, préparer les sorties en scaphandres, mais aussi prendre soin du potager expérimental de la station, rédiger des comptes-rendus très précis de toutes ces missions et faire face aux imprévus. "En 2016, nous avons eu un problème de filtre dans la pompe à eau potable. Il a fallu se débrouiller avec les moyens du bord, concevoir nous-même la pièce de rechange, la réaliser sur l’imprimante 3D de la station et l’installer", témoigne Arthur Lillo.

Ces trois semaines se feront aussi sous l’œil attentif du "médecin" de l’équipe, qui conduira un programme d’observation des membres de l’équipage, en lien avec la NASA, pour surveiller le moral des troupes.

 

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