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L’aventure américaine des opérateurs

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Les opérateurs télécoms français veulent vivre le rêve américain. Le terrain concurrentiel y est favorable et le creuset d’innovations numériques incontestable.

L’aventure américaine des opérateurs
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© Stéphane Richard, son PDG, a engagé Orange dans une démarche d’open innovation.

Les entreprises citées

L’Amérique, et en particulier la Californie, continuent de faire briller les yeux des Occidentaux lancés dans une nouvelle ruée vers l’or. Un eldorado numérique, cette fois. Et les opérateurs de télécoms français, Orange, Altice (SFR-Numéricable), Iliad (Free) et Bouygues Telecom, ne dérogent pas à la règle. La fièvre d’acquisitions qui saisit le groupe Altice depuis quelques mois en est la dernière preuve en date. Sans parler d’Iliad, qui a aussi tenté d’acheter un opérateur américain fin 2014, mais a échoué.

L’Amérique, et tout particulièrement l’étroite bande de terre californienne de la Silicon Valley, sont en effet des territoires d’innovation incontournables pour qui veut jouer un rôle dans le numérique. C’est devenu un objectif majeur des opérateurs, qui préfèrent placer leurs pions sur les bonnes cases de l’échiquier européen plutôt que d’acheter des acteurs américains. Pour Orange, s’immerger en force dans l’écosystème californien est indispensable. Alors que Bouygues Telecom, lui, se contente d’une présence légère sur place, qui lui permet néanmoins de piocher de nouvelles idées pour l’ensemble du groupe Bouygues.

D’anciens ennemis devenus partenaires

Certes, les États-Unis ne sont pas le seul pays vers lequel se tourner. Les continents africain et asiatique, Israël, les anciens pays de l’Est sont d’autres terres d’attractivité. Mais la Silicon Valley reste le lieu de naissance et de dévelop­pement des Google, Apple, Amazon, Facebook, Twitter et autres Netflix, que les opérateurs français n’ont d’abord vus que comme des coucous installés dans leur nid sans payer le moindre écot et profitant d’une infrastructure lourde et onéreuse sans y contribuer.

Mais ces mêmes géants du numérique développent les usages qui tirent les ventes des abonnements fixes et ­mobiles… Et la Silicon Valley reste l’un des creusets majeurs de l’innovation numérique. Plutôt que de seulement s’escrimer à obtenir une taxe pour récupérer une partie des revenus évaporés, collaborer avec eux, chez eux, les solliciter pour mieux comprendre leur modèle, leurs technologies, leurs évolutions devient une nouvelle habitude.

Pour ceux comme Altice ou Iliad qui souhaitent tenter l’aventure d’opérateur sur place, les États-Unis ont d’autres attraits face à l’Europe. Le Vieux Continent, terrain de jeu qui s’impose plus naturellement aux Français, reste ultra-régulé, fractionné et peu rentable. Il compte autant de régulateurs et de régulations que de pays et héberge plus d’une centaine d’opérateurs pour 500?millions d’habitants. Alors que le paysage ­américain se résume à quatre grands opérateurs fixes et mobiles dont deux géants, Verizon et AT & T, suivis par T-Mobile et Sprint, pour un marché d’un seul tenant d’un peu plus de 310?millions d’habitants. « Un marché au moins quatre fois plus important que n’importe quel marché européen, note un observateur. Avec un Arpu mobile supérieur d’au moins 50 % à ceux de l’Europe de l’Ouest. » L’Arpu, le fameux revenu moyen mensuel par utilisateur, est l’indicateur clé des business models d’opérateurs. Enfin, le régulateur, unique, apparaît un peu moins contraignant pour ceux qu’il « surveille ». 

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