L'avenir de Volkswagen est menacé, estime son nouveau président

Le nouveau président de Volkswagen, Hans-Dieter Pötsch, estime que le scandale de fraude aux tests des émissions polluantes de ses moteurs diesel représente une menace significative pour l'avenir du premier constructeur européen, indique le Welt am Sonntag. Le projet de VW d'investir 100 milliards d'euros d'ici à 2018 pourrait être remis en question, ajoute le journal dominical allemand.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

L'avenir de Volkswagen est menacé, estime son nouveau président


Dans l'usine Volkswagen d'Emden (Allemagne)

Le scandale a provoqué "une crise qui menace l'existence de la compagnie", a déclaré la semaine dernière Hans-Dieter Pötsch lors d'une réunion interne au siège de VW à Wolfsburg, selon le journal dominical allemand Welt am Sonntag.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Hans-Dieter Pötsch pense que cette crise peut être surmontée, note Welt am Sonntag, qui ajoute que le projet de VW d'investir 100 milliards d'euros d'ici à 2018 pourrait être remis en question. Un porte-parole de Volkswagen n'a pas souhaité commenter ces informations.

Provision de 6,5 milliards d'euros

Volkswagen, qui a déjà imposé un gel des embauches au sein de sa division financière et supprimé une équipe dans l'une de ses usines de moteurs, a provisionné 6,5 milliards d'euros pour couvrir les coûts de l'affaire, qui a conduit les trois principales agences de notation à accoler une perspective négative à la note de crédit du groupe.

Le conseil de surveillance du constructeur s'est réuni pour discuter des moyens de renforcer les finances mais n'a pas évoqué la possibilité de céder des actifs ou des marques, ont déclaré cette semaine à Reuters deux sources proches du conseil.

Selon les sources, le conseil s'inquiète d'une éventuelle dégradation de la note du groupe, qui entraînerait une hausse des coûts d'emprunt et affecterait sa capacité à regagner la confiance des investisseurs.

Lever des capitaux en vendant des actions deviendrait une option probable si les coûts du scandale dépassaient un "niveau critique", a déclaré l'une des sources.

Deux semaines après le déclenchement du scandale, Volkswagen a annoncé vendredi la mise en place d'un site internet permettant aux clients du constructeur de savoir si leur véhicule fait partie des 11 millions de voitures incriminées.

En entrant des données relatives au modèle en leur possession, les automobilistes pourront alors savoir s'ils doivent amener leur voiture au garage.

Volkswagen, qui voit se multiplier les enquêtes et les plaintes à son encontre dans le monde, n'a toujours pas présenté de manière concrète les modalités du rappel de 11 millions de ses voitures.

Avec Reuters (Jan Schwartz et Andreas Cremer, Patrick Vignal pour le service français)

Partager

PARCOURIR LE DOSSIER
SUR LE MÊME SUJET
NEWSLETTER Auto et Mobilités
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Recevez directement leurs décryptages et analyses dans votre boîte mail:

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

L'inscription aux newsletters vaut acceptation des Conditions Générales d'Utilisation. Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS