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L'Usine Auto

L'avenir de Volkswagen est menacé, estime son nouveau président

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Publié le , mis à jour le 05/10/2015 À 07H57

Le nouveau président de Volkswagen, Hans-Dieter Pötsch, estime que le scandale de fraude aux tests des émissions polluantes de ses moteurs diesel représente une menace significative pour l'avenir du premier constructeur européen, indique le Welt am Sonntag. Le projet de VW d'investir 100 milliards d'euros d'ici à 2018 pourrait être remis en question, ajoute le journal dominical allemand.

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Dans l'usine Volkswagen d'Emden (Allemagne)

Le scandale a provoqué "une crise qui menace l'existence de la compagnie", a déclaré la semaine dernière Hans-Dieter Pötsch lors d'une réunion interne au siège de VW à Wolfsburg, selon le journal dominical allemand Welt am Sonntag.

Hans-Dieter Pötsch pense que cette crise peut être surmontée, note Welt am Sonntag, qui ajoute que le projet de VW d'investir 100 milliards d'euros d'ici à 2018 pourrait être remis en question. Un porte-parole de Volkswagen n'a pas souhaité commenter ces informations.

Provision de 6,5 milliards d'euros

Volkswagen, qui a déjà imposé un gel des embauches au sein de sa division financière et supprimé une équipe dans l'une de ses usines de moteurs, a provisionné 6,5 milliards d'euros pour couvrir les coûts de l'affaire, qui a conduit les trois principales agences de notation à accoler une perspective négative à la note de crédit du groupe.

Le conseil de surveillance du constructeur s'est réuni pour discuter des moyens de renforcer les finances mais n'a pas évoqué la possibilité de céder des actifs ou des marques, ont déclaré cette semaine à Reuters deux sources proches du conseil.

Selon les sources, le conseil s'inquiète d'une éventuelle dégradation de la note du groupe, qui entraînerait une hausse des coûts d'emprunt et affecterait sa capacité à regagner la confiance des investisseurs.

Lever des capitaux en vendant des actions deviendrait une option probable si les coûts du scandale dépassaient un "niveau critique", a déclaré l'une des sources.

Deux semaines après le déclenchement du scandale, Volkswagen a annoncé vendredi la mise en place d'un site internet permettant aux clients du constructeur de savoir si leur véhicule fait partie des 11 millions de voitures incriminées.

En entrant des données relatives au modèle en leur possession, les automobilistes pourront alors savoir s'ils doivent amener leur voiture au garage.

Volkswagen, qui voit se multiplier les enquêtes et les plaintes à son encontre dans le monde, n'a toujours pas présenté de manière concrète les modalités du rappel de 11 millions de ses voitures.

Avec Reuters (Jan Schwartz et Andreas Cremer, Patrick Vignal pour le service français)

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1 commentaire

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06/10/2015 - 13h21 -

Qui a vraiment pris conscience de l'ampleur du problème posé ? Il aura fallu environ une semaine pour que, le nombre de véhicules concernés augmentant chaque jour, l'on commence à évoquer l'avenir du groupe. Pourtant, comme l'indique la pub Renault, c'est simple : Confiance en le Made In Germany écornée, notoriété des marques du groupe touchée (en plus 2,1 millions de clients Audi se sont aperçus qu'ils avaient en fait acheté des Volkswagen, dur), relation faisant appel à l'imaginaire détruite, perspectives d'arrêt des vente avec conséquences douloureuses non seulement chez Volkswagen mais aussi chez l'ensemble des équipementiers, notamment les fournisseurs de pneumatiques. Interrogation pour les banques allemandes du groupe mais aussi pour la banque Volkswagen elle-même. Etc.. Etc... Tout cela alors que la qualité intrinsèque des produits n'est pas remise en cause mais que par ailleurs des questions globales de l'utilisation de l'électronique dans les voitures ou d'adaptabilité du moteur diesel aux normes Européennes se posent. La perspective de faillite existe et ça ne semble pas alarmer outre-mesure, enfin peut-être un peu outre-Rhin mais pas en Espagne car l'usine principale se trouve en Catalogne et pas en France puisque ce n'est pas une marque française. En clair, maintenant que le mal est fait, soit l'Europe modifie sa norme, accorde un délai, négocie les amendes, ou fait un effort, soit il se pourrait qu'une marque chinoise rachète bientôt Volkswagen.
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