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L’avenir de la SNCM reste dans les mains de Transdev

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Transdev, l’actionnaire majoritaire de la SNCM, a éclairci la situation en ne renouvelant pas le mandat du président de la compagnie de ferries. L’Etat, actionnaire minoritaire, comme le président de Transdev, cherchent à apaiser les esprits. Mais l’avenir de la SNCM n’est toujours pas assuré.

L’avenir de la SNCM reste dans les mains de Transdev © @JeanbaptisteM - Flickr cc

En s’abstenant, les représentants de l’Etat au conseil de surveillance de la SNCM du lundi 12 mars ont laissé les mains libres aux représentants de l’actionnaire principal Transdev. Ces derniers ont décidé de ne pas renouveler le mandat du président du directoire, Marc Dufour, avec lequel ils étaient en désaccord.

Alors que l’avenir de la compagnie de ferries qui assure les liaisons depuis Marseille et Nice vers la Corse, la Sardaigne, la Tunisie et l’Algérie est encore en suspens, les différents protagonistes cherchent à faire retomber la pression. Dans un communiqué, le secrétariat d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, indique qu’"il ne s’agit ni d’un vote de défiance ni d’un vote d’indifférence à l’égard du directoire sortant que Frédéric Cuvillier tient à remercier pour le travail effectué, mais il était important de mettre un terme à la quasi paralysie qui menaçait la société."

De son côté, Jean-Marc Janaillac, le PDG de Transdev déclarait : "Nous souhaitons permettre à la SNCM de se construire un avenir, qui ne soit ni la liquidation, ni la fuite en avant." Quant à la CGT, elle a joué sa partition en affirmant que "l’Etat a abandonné la SNCM aux mains des financiers de Transdev. Cette attitude est scandaleuse, elle marque là le désengagement de l’Etat prêt à sacrifier cette compagnie historique d’utilité publique".

La concurrence de Corsica Ferries

Dans le fond, rien n’est réglé. On ne sait pas comment la SNCM pourra rembourser les 440 millions d’euros d’aides reçues que l’Europe juge illégales, ni quel pourrait être le montage pour offrir quatre navires modernes susceptibles d’aider à une amélioration de la productivité. Pour l’instant, la lettre d’intention signée avec le chantier STX de Saint-Nazaire est restée sans suite. Le climat s’améliore pourtant. Début mars, Antoine Frérot, PDG de Veolia, actionnaire de Transdev, n’hésitait pas à prôner la mise sous protection du "boulet" que représentait pour lui la SNCM.

Reste la question de l’aptitude de la SNCM à lutter contre la concurrence de Corsica Ferries, société d’exploitation basée en France, mais dont les navires sont portés par une société italienne bénéficiant d’un pavillon international. Corsica Ferries peut donc employer des marins issus des différents pays européens, là où la SNCM, avec son pavillon français de premier registre, a l’obligation d’embaucher uniquement des marins français. Une loi votée en mai 2013 prévoie l’obligation d’utiliser un pavillon français de premier registre pour toutes les compagnies y compris étrangères, qui naviguent à l’intérieur des eaux nationales. Mais le décret d’application n’est toujours pas publié. Et face à la concurrence de Corsica Ferries, la SNCM ne fait que perdre des parts de marché et accumuler des déficits depuis plus de dix ans.

 

Patrice Desmedt

 

(Source de l’infographie : Observatoire régional des transports de la Corse)

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