L'avenir de l'acier européen sera-t-il chinois ?

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L'avenir de l'acier européen sera-t-il chinois ?

Serait-ce l’annonce d’une vague en train d’arriver ? Le chinois Wisco a acquis en septembre la branche Tailored Blanks de l’allemand Thyssen Krupp. Ces derniers jours, son nom est apparu parmi les repreneurs potentiels du site ArcelorMittal de Florange (Moselle), au côté du russe Severstal, de l’indien Tata Steel et de l’italien Riva.

Confrontés à des surcapacités de production dans leur pays, les sidérurgistes chinois pourraient être tentés de prendre position, avec des produits haut de gamme, sur le Vieux Continent. Quand on sait que Tailored Blanks est spécialisée dans les aciers de haute qualité, destinés pour l’essentiel à l'industrie automobile, comme le site de Florange, il est tentant de voir en Wisco un possible sauveur des deux derniers hauts-fourneaux lorrains. Encore faudrait-il que le repreneur puisse également acquérir la filière froide, avec ses laminoirs, d’où sort le fameux acier Usibor qui fait la réputation du site.

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"L'idée peut sembler incongrue, voire provocatrice, mais elle serait parfaitement logique", assure Jean-François Dufour. Le directeur de la société de conseil stratégique DCA rappelle que "l'industrie allemande, souvent comparée à l'industrie française aux dépens de cette dernière, a vu, depuis un an, un débarquement en force d'investisseurs chinois, qui ont sauvé de la faillite des groupes industriels outre-Rhin". Plusieurs spécialistes allemands des équipements de travaux publics, de l’assemblage électronique et des composants automobiles sont ainsi passés sous drapeau chinois.

Devenue en 2010 la première puissance industrielle de la planète, la Chine dispose des ressources nécessaires pour renforcer sa présence sur les marchés des pays développés. A l’avenir, les investissements chinois en Europe devraient donc s’accélérer. ArcelorMittal ne tombera peut-être pas dans l’orbite de Wisco. Mais dans un contexte de crise et de surcapacités, des entreprises surendettées - comme c’est le cas d’ArcelorMittal - vont continuer de se restructurer. Leurs nouveaux compétiteurs chinois, soucieux de s’implanter sur les grands marchés mondiaux, s’imposeront comme des alternatives logiques.

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