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Quotidien des Usines

L’avenir de Barry Callebaut Dijon inquiète ses salariés

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L’avenir de Barry Callebaut Dijon inquiète ses salariés © Barry Callebaut

Les entreprises citées

Social. Reprise au suisse Nestlé en juillet 2007, avec à l’époque 440 salariés, l’usine dijonnaise de Barry Callebaut, autre groupe suisse et numéro un mondial des fabricants de produits à base de cacao et de chocolat, est-elle menacée ?
Rien ne permet de l’affirmer formellement si ce n’est une très vive inquiétude des syndicats ouvriers, notamment de la CGT.
« Notre site est en vente depuis 2008, avec mandat donné à Rabobank France (ndlr : filiale de la banque néerlandaise éponyme) de trouver un repreneur et nous ne sommes au courant de rien, sinon d’avoir constaté deux à trois visites », indique Pierre Griset, délégué CGT. Soulevé plusieurs fois en comité d’entreprise, un point sur les tractations en cours n’a, toujours selon le délégué syndical, « jamais été fait par la direction ».

Cette situation de flou pour un site qui emploie aujourd’hui 309 personnes, suite au plan social de 2009 ayant conduit à la suppression d’une centaine de postes (45 départs volontaires, 41 mesures d’âge et 13 licenciements secs), se double d’une forte crainte en termes de volumes de production.

Sous-traitance dégressive avec Nestlé

Spécialisé dans les produits industriels, Barry Callebaut (3,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires) vend surtout à l'industrie agroalimentaire et aux professionnels : chocolatiers, confiseurs, pâtissiers, boulangers, restaurants…
Or, en rachetant l’ancienne unité de Nestlé, le fabricant a hérité de produits finis pour le consommateur : barres chocolatées, tablettes, chocolats présentés en boîte…, dont une grande partie du volume (8 000 tonnes en 2011) dépend de Nestlé par le biais d’un contrat dégressif de 1 000 tonnes par an qui prendra fin en 2014.
Barry-Callebaut vient, en outre, de céder au belge Baronie sa division, spécialisée dans les chocolats grand public, à l’exception du site dijonnais.
« Nous sommes dimensionnés pour produire près de 50 000 tonnes annuelles, alors que nous n’en sortons que 23 000, dont 10 000 tonnes de produits consommateurs et 13 000 tonnes de chocolat liquide et préparations pour les professionnels : praliné, crèmes glacées et noisettes grillées », assure Pierre Griset.

Fin 2011, l’usine a toutefois bénéficié d’un investissement pour ce type de préparations, sous la forme d’une ligne de production, mais il ne s’agit que d’un petit atelier de 3 000 tonnes occupant 6 personnes.
Face à cette sous-exploitation, le comité d’entreprise vient de déclencher un droit d’alerte.
Sollicitée à de nombreuses reprises, la direction de l’usine dijonnaise n’a pas souhaité répondre directement à nos questions. Elle renvoie sur un cabinet de communication parisien qui assure seulement d’une « bonne visibilité pour les 12 à 18 prochains mois», sans autre précision.

 

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