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L’Avelia Liberty, le nouveau TGV d’Alstom qui séduit les Etats-Unis

Manuel Moragues , , ,

Publié le

C’est le dernier-né des TGV d’Alstom qui permet au français de remporter un contrat historique aux Etats-Unis pour la ligne Boston-Washington. SpeedInnov, la coentreprise entre Alstom et l’Ademe, a contribué à son développement.

L’Avelia Liberty, le nouveau TGV d’Alstom qui séduit les Etats-Unis © Alstom

Triple première pour Alstom. Le contrat que le français a annoncé le 26 août avoir signé avec la compagnie ferroviaire américaine Amtrak pour la ligne Boston-Washington est d’abord, avec 1,8 milliard d’euros, le plus gros marché remporté par Alstom aux Etats-Unis. C’est aussi le premier contrat américain concernant des trains à très grande vitesse puisque les 28 rames commandées par Amtrak peuvent rouler jusqu’à 300 km/h – même s’ils ne rouleront d’abord qu’à 257 km/h en attendant la modernisation des voies. C’est enfin la naissance du nouveau TGV à un étage d’Alstom, baptisé Avelia Liberty.

Selon la présentation d’Alstom, l’Avelia Liberty est un train à un niveau capable de transporter 350 à 400 passagers jusqu’à 350 km/h. Comme le TGV historique du constructeur, ce nouveau train possède une architecture articulée (les bogies sont entre les voitures), censée garantir une meilleure rigidité de la rame – donc une plus grande sécurité vis-à-vis d’un déraillement – et "une diminution des coûts de maintenance pouvant aller jusqu'à 10 %" grâce à la réduction du nombre de bogies.

Pendulaire et très grande vitesse

Le Liberty est aussi doté de motrices compactes à chaque extrémité du train qui laissent plus de place pour les passagers dans les voitures. La version vendue à Amtrak pourra accueillir dans ses neuf voitures jusqu’à 35% de passagers en plus par rapport aux trains qui roulent actuellement sur la ligne Boston-Washington, affirme Alstom. Il sera aussi possible d’ajouter trois voitures supplémentaires à la rame sans avoir à modifier le système de traction.

L’Avelia Liberty importe en outre dans la très grande vitesse une technologie jusqu’alors limitée chez Alstom à moins de 250 km/h : la pendulation – l’inclinaison du train par rapport aux bogies dans les virages. Il s’agit d’"une technologie pendulaire anticipative qui permet d’augmenter la vitesse de 30% dans les courbes sur des infrastructures ferroviaires conventionnelles", revendique le constructeur.

L’Avelia Liberty vient ainsi compléter la gamme de trains à grande et très grande vitesse d’Alstom, rebaptisée Avelia. Il y côtoie l’Euroduplex, TGV à deux étages qu’achète la SNCF, l’AGV à motorisation répartie qui reste au catalogue malgré son échec commercial et le Pendolino, qui roule jusqu’à 250 km/h en s’inclinant dans les virages.

Technologies du TGV du futur

Le dernier-né d’Alstom a profité du programme français du TGV du futur. "Certaines briques technologiques de l’Avelia Liberty ont été développées à travers SpeedInnov, notre coentreprise avec l’Ademe", révèle un porte-parole d’Alstom. Le constructeur français s’est allié à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie en décembre dernier en cofondant Speedinnov, dédiée au développement de technologies dans la grande vitesse pour les marchés français et internationaux.

Les développements spécifiques pour le marché français doivent officiellement attendre encore un peu. La SNCF devrait annoncer dans les prochaines semaines quel est le candidat qu’elle retient, suite à son appel d’offres, pour engager un partenariat d’innovation pour développer son futur TGV. Un enjeu crucial pour Alstom, en particulier pour le site de Belfort, qui ne construira pas les TGV américains, "Buy American Act" oblige, et dont le plan de charge s’arrête pour le moment à juin 2019.

"Les futurs TGV pour la SNCF ne devraient pas être livrés avant 2021-2022, relève Jean-Pierre Audoux, délégué général de la Fédération des industries ferroviaires. Donc la question pour Belfort, c’est : "que fait-on entre mi-2019 et 2022 ?""

Manuel Moragues

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