L'Auvergne dope son réseau haut-débit

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Fini les « zones d'ombre » dans le réseau haut-débit d'Auvergne ! Le plan haut-débit pour tous, lancé en 2003, a permis de connecter 96% de la région à l'ADSL. Le conseil régional a décidé d'aller plus loin, en signant aujourd'hui, à Vulcania, un partenariat public privé (PPP) avec France Télécom, destiné à porter la zone de couverture à 99,6% du territoire dans les 18 prochains mois. Budget total : 38,5 millions d'euros sur 10 ans, dont 22,4 millions d'investissement.

Menée en partenariat étroit avec les conseils généraux de l'Allier, du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme, et soutenu financièrement par l'Etat et de l'union européenne, « cette initiative est une première en France », annonçait Didier Lombard, directeur général de France télécom, lors de la signature, devant les élus de 298 communes concernées par le dispositif. Et surtout, « l'opération va placer l'Auvergne en tête des régions françaises pour sa couverture en haut débit », ajoutait René Souchon, Président du conseil régional.

L'intérêt du PPP dans ce cas précis ? Il apporte une réponse sur mesure, dans des délais relativement courts et avec un partage des risques équilibré, sur des territoires qui n'offrent pas assez de potentiel pour un investisseur privé. Le conseil régional a coordonné le projet et réalisé les études nécessaires. Il assure la maitrise d'ouvrage et gère la passation des marchés correspondants. Titulaire du PPP, France Télécom est chargé de concevoir financer et réaliser le réseau d'ici à 18 mois, de l'exploiter et de le commercialiser auprès des opérateurs, pour le compte de la Région.

Grâce à cette opération qui, concrètement, mettra en œuvre de très petits sites techniques (TPST) dans chaque commune, dont 60% pourront être reliés à la fibre optique, 13 800 lignes téléphoniques situées dans des zones d'ombre vont pouvoir accéder au haut-débit. Les communes de La Guillermie (Allier), Montmurat (Cantal), Saint-Julien-du-Pinet et Saint-Pierre-Eynac (Haute-Loire) et Prondines (Puy-de-Dôme) seront les premières à être connectées. Les 293 autres suivront bientôt. Et pour les 0,4% restants du territoire qui demeureront non couverts, ils pourront recourir à moyen terme à des solutions alternatives, assurent la Région et France Télécom.

Jean-Sébastien Scandella

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