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L'Usine de l'Energie

L’autorité de sûreté nucléaire met de nouveau en garde Areva sur l’état des usines de La Hague

Pierre Monnier , ,

Publié le

Philippe Varin et Philippe Knoche, respectivement président et directeur général d’Areva, ont été auditionnés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). L’instance pointe du doigt l’état de corrosion des évaporateurs assurant la concentration des produits de fission sur le site de La Hague.


La corrosion des évaporateurs du site de La Hague sont pointés du doigt. (Crédits - DR)

Et si le remplacement des évaporateurs de La Hague intervenait plus tôt que prévu ? C’est le scénario qui semble se dessiner pour Areva. L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de rendre public l’audition, le 11 février 2016, du président et du directeur général du leader français du secteur.

Philippe Varin et Philippe Knoche se sont vu reproché l’état de corrosion des évaporateurs. Ces structures interviennent dans le traitement des déchets nucléaires afin de vitrifier les éléments radioactifs qui seront ensuite enfouis dans des couches géologiques profondes.

Sur le papier, il n’y a rien à craindre. Les évaporateurs ont été conçus dans les années 80 dans un acier choisi pour ses capacités d’endurance vis-à-vis de la corrosion. La durée de vie a été établie à 30 ans, cela implique un remplacement de ces installations, mis en service entre 1989 et 1994, au plus tôt en 2019. Seulement, la corrosion s’avère plus importante que prévue.

Une nouvelle qui tombe au pire moment pour Areva

Le groupe français a réalisé en 2012 et 2014 des mesures d’épaisseurs de ses évaporateurs à la demande de l’ASN. Une corrosion plus importante que celle attendue a alors été identifiée. Alertée en 2014, l’ASN a ordonné un suivi approfondi des vitesses de corrosion des évaporateurs. A la suite de plusieurs mesures, il a été demandé à Areva de présenter les dispositions envisagées pour réduire les risques de ses évaporateurs. C’est cette demande qui a conduit à l’audition le 11 février des deux dirigeants du groupe par l’ASN.

L’Autorité de sûreté nucléaire a décidé d’encadrer réglementairement la poursuite du fonctionnement des évaporateurs. Areva devra une fois de plus renforcer leur surveillance, mais également se doter de moyens supplémentaires (isolement, détection, etc.) afin de limiter les conséquences d’une éventuelle fuite ou rupture.

De plus, au vu des dernières mesures effectuées, la sûreté de l’installation est remise en cause à moyen terme. Le remplacement de l’évaporateur le plus dégradé pourrait se produire dès 2018.

Une nouvelle qui tombe au pire moment pour le groupe français qui doit présenter le 25 février des résultats pressentis comme mauvais. Plongé dans le calvaire du réacteur de Flamanville, Areva n’a plus de liquidité mais devra tout de même effectuer des travaux à La Hague qui se chiffrerait au minimum à une centaine de millions d’euros.

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