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[L'auto passe au vert] Le mild hybrid, l'électrification très (trop ?) discrète du thermique

Rémi Amalvy

Publié le

Série d'été Cet été, alors que les aides à l’achat de véhicules (plus) propres se multiplient, L’Usine Nouvelle vous aide à faire votre choix avec sa série d'été "L'auto passe au vert". Dans ce quatrième épisode, on s'intéresse au mild hybrid, une motorisation qui, même si elle apporte une touche d'électricité, reste très proche du thermique.

[L'auto passe au vert] Le mild hybrid, l'électrification très (trop ?) discrète du thermique
Commercialisé en 2015, le Suzuki Baleno est le premier modèle à proposer le mild-hybrid.
© Suzuki

Le terme "hybride" est, depuis plusieurs années, utilisé à tout-va par les constructeurs automobiles lorsqu'il s'agit de promouvoir et de vendre leurs nouveaux modèles. Pourtant, il englobe plusieurs types de motorisations au degré d'électrification relativement différents.

Si l'hybride rechargeable, capable de faire rouler une voiture en tout électrique sur des trajets du quotidien représente le stade le plus avancé avant le zéro émission, le mild hybrid dont on va parler aujourd'hui correspond au niveau quasi-zéro. Il s'agit pourtant d'une technologie assez récente qui, si elle ne fera pas vraiment chuter votre bilan carbone, vous permettra de réaliser quelques économies.

Un petit moteur électrique en soutien

Alors, comment ça marche ? Le mild hybrid, ou hybride léger en français, repose sur un petit moteur électrique servant d'alterno-démarreur. Celui-ci ne permet pas de rouler en tout électrique mais, connecté au moteur thermique, il lui apporte un surplus de puissance, notamment lors des phases de démarrage et d'accélération. Il est alimenté par une petite batterie lithium-ion, qui ne dépasse généralement pas les 48V, qui se recharge en récupérant de l'énergie lors des freinages.

En raison de son fonctionnement, la voiture mild hybrid se rapproche donc plus d'un modèle thermique que d'une version électrique. Quel est donc son intérêt vous demandez-vous ? Pour les utilisateurs, il est bien entendu financier. Parce qu'ils ne requièrent que peu de modifications techniques, les exemplaires en hybride léger sont généralement à peine plus chers que leurs homologues roulant entièrement aux énergies fossiles. Un surcoût qui vient s'amortir petit à petit. Les motorisations mild hybrid les plus récentes permettent d'économiser environ 1 litre de carburant tous les 100 km, comparé au équivalentes 100 % thermiques.

Pour les constructeurs, l'intérêt n'est pas négligeable. Moyennant peu d'investissement, il leur est possible de vendre un modèle quasi-thermique un peu plus cher, en le faisant passer pour un hybride. Mais vous, futur acheteur, ne tombez pas dans le panneau. Si vous souhaitez réduire notablement votre consommation de carburant et vos émissions de CO2, passez votre chemin. Il vous faudra vous intéresser à l'hybride rechargeable (tous les détails sur la technologie dans notre article), voire au 100 % électrique (plus de précisions par ici).

De plus en plus de modèles

La technologie du mild hybrid débarque sur le marché en 2015, avec le Suzuki Baleno (en photo de couverture). Elle est restée assez rare pendant plusieurs années, jusqu'à ce que les réglementations sur les émissions de CO2 finissent par se durcir. Depuis peu, les modèles se multiplient, les constructeurs souhaitant éviter de payer des pénalités.

L'Audi A4, disponible en mild hybrid, à partir de 35 300 euros en version break.

 

Les industriels français sont absents du marché. Renault a abandonné la technologie après l'avoir testé sur son Scénic et PSA prévoit de la proposer dès 2022. Parmi les autres, qui proposent des versions hybrides légères, on notera Audi avec ses A4 et A5, Fiat et sa petite 500, Kia et son Sportage, ou encore BMW et ses Séries 3 et 5.

La Fiat 500, à partir de 14 990 euros.

Le Kia Sportage, à partir de 26 990 euros.

La BMW Série 5, à partir de 47 700 euros.

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1 commentaire

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06/08/2020 - 11h18 -

1litre aux 100 ? Il ne faut pas reprendre les arguments de plaquettes commerciales ... 1l aux 100 c est ce qu on économise avec une hybride simple .... La tout ce qu on gagne c est une facture élevée le jour où le (alterno)démarreur est à changer .. sans compter la ridicule batterie de 48V utilisée à chaque accélération. Pour résumer le mildhybride ... C est comme avoir un turbo électrique... C est tout.
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