L'austérité plébiscitée au Portugal

Le Parti social-démocrate (PSD) est sorti vainqueur hier des élections législatives organisées au Portugal. De centre-droit, ce parti recueille un score largement supérieur à celui du Parti socialiste, mais insuffisant pour gouverner seul. Pour appliquer le plan d'austérité sur lequel il a bâti sa campagne, le PSD devra former une coalition de droite.

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L'austérité plébiscitée au Portugal

"Tout sauf une crise à la grecque". C'est en brandissant ce spectre que la droite portugaise a convaincu. Selon les premières estimations sortie des urnes hier soir, elle est donnée largement gagnante avec 37% à 42,5% des voix. Sur fond de grave crise financière, les citoyens portugais infligent une sévère défaite au premier ministre socialiste, José Socrates, qui est crédité de 24,4% à 30% des suffrages. Il laisse la place au libéral centriste Pedro Passos Coelho.

Nouvelle aide pour la Grèce
Le pays devrait bénéficier d'un nouveau prêt au montant estimé entre 60 et 100 milliards d'euros, distribué d'ici à 2014. Un plan de sauvetage de 110 milliards d'euros a déjà été accordé l'an dernier.
Lors de sa campagne électorale, le PSD s'est même déclaré partisan d'une plus grande austérité que celle mise en oeuvre à l'heure actuelle dans le pays. Une position justifiée par le but d'éviter la débâcle financière suivie des privatisations en masse qui touche actuellement l'achipel grec.

Toutefois, ce résultat ne permet pas au PSD d'être l'unique maître à bord. Selon plusieurs analystes et selon la presse, il s'alliera au CDS-PP, petit parti de droite, avec lequel il a déjà mené une coalition de gouvernement. Les premières estimations indiquent que ce parti aurait obtenu entre 10% et 14,1% des voix.

La coalition devra appliquer les mesures d'austérité acceptées par le pays dans le cadre du plan d'aide de 78 milliards d'euros proposé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI). Hausse des impôts, fortes réductions des dépenses publiques sont donc au programme pour le Portugal. Malgré un taux de chômage à 12,4%, le pays n'a pas connu de mouvements sociaux comme en Grèce ou en Espagne. Les Portugais pourraient toutefois descendre dans la rue, si la récession se prolongeait.

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