L'aura du TGV chinois compromise

L'accident de train qui a fait 39 morts le week-end dernier en Chine va affecter les exportations chinoises de technologies pour la grande vitesse. Il pourrait aussi toucher celles de matériel ferroviaire en général.

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L'aura du TGV chinois compromise
TGV chinois

Cet accident "va rendre très difficile pour les décideurs politiques en Occident d'accepter la Chine comme une source" de technologie, estime Alistair Thornton, analyste chez IHS Global Insight cité par l'AFP.

La Chine n'a "aucune chance" d'exporter des trains et des équipements pour la grande vitesse dans les cinq à dix ans qui viennent. Même s'ils sont basés sur des technologies étrangères, juge de son côté Edwin Merner, président du cabinet Atlantis Investment Research à Tokyo.

La catastrophe a en effet ébranlé la confiance du public chinois et planétaire dans les trains chinois à grande vitesse. Les fabricants chinois de matériel roulant CSR Corp et CNR Corp ainsi que le China Railway Group et la China Railway Construction Corp espéraient pourta exporter. Quitte à affronter des multinationales comme le français Alstom, le canadien Bombardier et l'allemand Siemens sur le marché mondial. Une gageure pour la Chine, alors que son propre réseau n'a pris du service qu'en 2007.

Dès aujourd'hui, des sociétés chinoises participent déjà à la réalisation de lignes à grande vitesse en Turquie, au Venezuela, ainsi qu'en Arabie saoudite. Et CSR a signé un accord en décembre dernier avec General Electric pour fabriquer des trains à grande vitesse aux Etats-Unis. Mais après l'accident de Wenzhou, "d'autres pays vont se demander s'ils ont réellement besoin de ces technologies et où les obtenir", selon Ingrid Wei, analyste chez Credit Suisse citée par l'AFP.

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