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L'Usine Aéro

L’audacieux pari d’EasyJet dans l’avion électrique

Olivier James , , , ,

Publié le

EasyJet compte développer un avion court-courrier électrique d’ici dix ans. La compagnie aérienne low cost se positionne sur un créneau où Airbus et Boeing commencent aussi à avancer leurs pions.

L’audacieux pari d’EasyJet dans l’avion électrique

Qui a dit que le secteur aéronautique, au même titre que l’automobile, ne pouvait être bousculé par des outsiders ? Certes EasyJet est un acteur bien connu du monde aérien, mais on ne l’attendait pas là : la compagnie aérienne low cost confirme mercredi 27 septembre se lancer dans le développement d’un avion de ligne tout électrique et mise sur une exploitation d’ici une dizaine d’années. Le court-courrier, dont elle vient de présenter le prototype à Londres, aurait une portée de 540 km et serait en mesure de prendre en charge 20% des passagers transportés par la compagnie.

EasyJet ne démarre pas d’une feuille blanche. La compagnie se greffe sur le projet de la société américaine Wright Electric, jeune entreprise née en 2016 et composée d’une petite équipe d’ingénieurs aéronautiques, d’experts de la propulsion et de chimistes spécialisés dans les batteries. Un rapprochement déjà évoqué il y a quelques mois. La start-up américaine s’est déjà fait un nom qui fait partie des rares acteurs à proposer non pas une voiture volante, mais bien un avion de ligne tout électrique qui vise à entrer en concurrence avec les actuels Airbus A320 et Boeing 737.

"Avec des vols d’une moyenne inférieure à deux heures plusieurs liaisons phares d’easyJet, telles que Londres-Amsterdam, Londres-Paris ou Belfast-Londres, pourraient ainsi être assurées par des avions électriques moins polluants et moins bruyants", assure la compagnie aérienne dans son communiqué. La capacité de l'appareil pourrait avoisiner les 120 passagers.

Une concurrence de plus en plus forte

Mais la route sera semée d’embûches pour ces nouveaux entrants que sont EasyJet et Wright Electric, qui entrent par la porte électrique pour pénétrer le marché aéronautique. D’abord parce que les deux géants de l’aéronautique sont aussi sur les rangs. L’américain Boeing, via son fonds Horizon X, soutien un projet concurrent – capable de transporter jusqu’à 50 passagers – mené par la start-up Zunum Aero basée à Seattle, avec la compagnie aérienne JetBlue également impliqué.

Côté Airbus, les projets de petits avions électriques – du Cri-Cri à CityAirbus en passant par l’E-Fan – représentent les premières étapes de ce qui à moyen terme devrait aboutir à un avion d’une centaine de places tout électrique. Des ambitions confirmées en juin dernier par Paul Eremenko, directeur de la technologie de l’avionneur, qui évoquait alors le développement un monocouloir proche de l’A320 d’une puissance de 20 MW équipé d’un système propulsif hybride (mi électrique, mi thermique), sans pour autant préciser de date de mise en service.

Au-delà de cette concurrence redoutable, qui devrait voir peu à peu de nouveaux entrants, ce seront les capacités des acteurs à faire sauter les verrous technologiques qui détermineront leurs succès. Aujourd’hui encore, la faible densité des batteries électriques, les problèmes d’échauffement liés aux courants de fortes puissances, les phénomènes de rayonnements électromagnétiques et de décharges de courant représentent des difficultés techniques persistantes. Une fois passées les barrières de la réglementation, une fois assurée les gains de compétitivité de la motorisation électrique, la promesse est belle : ne plus dépendre du cours imprévisible du pétrole et s'affranchir de l'un des plus importants postes de coût.

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1 commentaire

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28/09/2017 - 13h18 -

Très beau en théorie ... mais comment fabriquer (et transporter) l’énergie électrique nécessaire à la recharge des batteries des voitures, des bus, des camions, ... des avions électriques ... quand on prévoit la fin des centrales nucléaires et que l’installation d’éoliennes pose tant de soucis ??? Et dire que la propulsion électrique ne pollue pas ??? C’est vrai là où on l’utilise mais pas où on l’a produit !!!
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