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L'Atlas 2009-2010 révèle les mutations du tissu industriel

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« L'Usine Nouvelle » publie cette semaine sa nouvelle édition de « L'Atlas des Usines ». Une photographie exclusive des principaux sites de production présents sur le territoire.

L'Atlas 2009-2010 révèle les mutations du tissu industriel © D.R. - PSA

Jeudi dernier, Nicolas Sarkozy est revenu à Gandrange, en Moselle. Il l'avait promis en février 2008 suite à l'annonce par le leader mondial de la sidérurgie de la suppression de 575 des 1 100 emplois de l'aciérie d'ArcelorMittal. Si les promesses du Président sont loin d'être à la hauteur des attentes des salariés et des politiques locaux, la prise de conscience gouvernementale est réelle : « Ce qui se joue va au-delà de la Lorraine et de l'acier. Ce qui se joue, c'est la présence d'usines sur le territoire de notre pays. On ne peut pas laisser nos usines fermer », lançait ainsi le chef de l'Etat.

« L'usine » que l'on croyait dépassée fait ainsi de nouveau la une des journaux télévisés et de la presse généraliste. Qui n'a pas entendu parler de Gandrange ? Qui n'a pas suivi les tristes aventures des salariés de Continental, Carterpillar, New Fabris ou Molex, sites emblématiques touchés par de lourdes restructurations ? L'industrie revient au coeur des problématiques économiques de notre pays. Elle fait désormais l'objet de toutes les attentions.

UN FACTEUR ÉVIDENT DE RICHESSES

Pour autant, la France dispose toujours d'une base industrielle compétitive, qui représente environ 13 % de l'emploi total. Soit plus de 3,4 millions de salariés en juin 2009 ! Surtout, elle reste un facteur évident de richesses et de cohésion des territoires, avec une part en volume dans la valeur ajoutée totale stabilisée autour des 17 %. L'édition 2009-2010 de « L'Atlas des Usines », que nous publions cette semaine pour la quinzième année, en est le reflet, région par région. 3 753 sites de production de plus de 85 salariés, en activité au 31 décembre 2008, y sont répertoriés, intégrant également centres d'essais ou de recherche et plates-formes logistiques.

Notre enquête a été menée durant le premier semestre 2009, directement auprès des directions de ces sites. Au total, « L'Atlas des Usines » recense 1 407 795 salariés. Alors, déclin, stabilisation ou mutation ? Cette source d'informations nous permet de plonger au coeur d'un monde en perpétuel mouvement et recomposition.

Dans le tableau des 100 premières usines de France, trois sites dépassent les 10 000 salariés : l'usine de Sochaux (Doubs) de PSA Peugeot Citroën ; le fief historique de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) des Pneumatiques Michelin ; et enfin, le site toulousain (Haute-Garonne) de l'avionneur Airbus, où est notamment assemblé l'A 380. En octobre 2005, lors de la première publication de ce classement, le site de PSA Mulhouse (Haut-Rhin) détrônait Sochaux, alors à 9 069 salariés, et Arc International, le leader des arts de la table, affichait encore 10 441 salariés à Arques (Pas-de-Calais).

ENCORE DES CHAMPIONS INTERNATIONAUX

Premier employeur industriel en France, le secteur de l'automobile englobe plus du tiers de ces 100 « mastodontes », et regroupe 20,4 % de l'effectif total de notre Atlas (493 sites recensés). L'Ile-de-France cumule le plus d'emplois dans ce domaine en France (avec 16 % de l'effectif) mais, surtout, renforce peu à peu sa position. Elle est suivie par le Nord-Pas-de-Calais (11,2 %) et Rhône-Alpes (10,3 %), dont les parts restent stables. Après l'automobile et les grands sites des deux constructeurs français, on retrouve toujours dans ce tableau, mais dans le désordre, l'aéronautique et le spatial (Airbus, Dassault Aviation, EADS Astrium, Thales Alenia Space...), le nucléaire (Areva NC), le ferroviaire (Alstom, Bombardier) ou l'agroalimentaire (Kerméné, SVA Jean Rozé, LDC...). Des secteurs très divers où la France compte encore de grands champions internationaux.

Force ou faiblesse ? Cette diversité traduit la faible spécialisation de notre industrie et des territoires. Si la Bretagne et les Pays de la Loire arrivent largement en tête des régions agroalimentaires (ce qui ne surprendra personne), Rhône-Alpes, première région industrielle, affiche un poids quasi identique dans des secteurs aussi divers que la chimie et l'énergie, l'électronique et la mécanique ou encore le textile et l'équipement automobile. Dans l'électronique par exemple, la part de Rhône-Alpes en termes d'emplois augmente (autour de STMicroelectronics à Crolles) au détriment de régions comme les Pays de la Loire ou la Normandie où de nombreux sites ont fermé ces dernières années.

UNE CHUTE CONTINUE DES EFFECTIFS

L'outil industriel aurait ainsi tendance à se consolider autour de ses centres d'activités les plus actifs ! Là, on ne parle plus seulement de production, mais aussi des services aux entreprises (logistique, transport, environnement...) et de marketing (commercial, communication...). Des fonctions auxiliaires sorties peu à peu du périmètre de l'industrie ces quinze dernières années et dont les « grandes » régions regorgent.

Gains de productivité, externalisation... Il y a un autre enseignement à tirer de cet Atlas. Ce n'est pas le nombre d'usines fermées en 2008 le plus inquiétant, mais la chute continue des effectifs de tous les sites depuis plusieurs années. « Seules » 65 usines ont été rayées de notre base de données (notamment dans l'automobile et l'agroalimentaire), quand plus de 53 % des sites répertoriés ont vu leurs effectifs baisser. Et près de 400 sites de plus de 10 % ! Globalement, l'Insee chiffre cette perte à 50 000 emplois par trimestre en France actuellement (73 400 postes en 2008). Des compétences définitivement perdues pour la compétitivité de notre pays et de ses filières, autant que pour son pouvoir d'achat... Qu'en pensent les sidérurgistes lorrains ?

Découvrez notre quinzième édition


Ce que vous trouverez dans notre édition 2009-2010 de "L'Atlas des Usines" (versions papier et CD-Rom)

> Un classement régional, départemental, puis alphabétique de 3 753 sites de production, de plus de 85 salariés.

> Pour chaque site, une description détaillée, avec coordonnées complètes, e-mail et site internet, groupe d'appartenance et nationalité, effectifs au 31 décembre 2008 et 2007, activité (certifications, chiffre d'affaires, classement Seveso...) et équipe dirigeante.

> La structure industrielle et les chiffres clés des 65 premiers groupes industriels en France.

> De nombreux index (secteurs, usines, groupes, dirigeants) pour repérer très rapidement les sites qui vous intéressent Contact : 01-77-92-97-74 (Annie Zarrati) ou www.librairie-gisi.fr

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