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L'Usine de l'Energie

L’ASN parle d’un "risque industriel" pris par EDF sur la cuve de l’EPR

Ludovic Dupin , ,

Publié le

Malgré les investigations en cours sur la cuve de l’EPR, EDF a fait le choix de l’installer au cœur du bâtiment réacteur de l’EPR de Flamanville. L’ASN pourrait pourtant estimer que cette pièce est inutilisable.

L’ASN parle d’un risque industriel pris par EDF sur la cuve de l’EPR
Frank Chevet, ASN
© LUC PERENOM ©PERENOM

Mercredi 18 janvier, l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) présentait ses traditionnels vœux à la presse. Il y a un an, le Président Pierre-Franck Chevet rappelle qu’il évoquait "un contexte préoccupant à moyen terme", aujourd'hui, il assure que "le contexte est préoccupant tout court". L’année passée a vu l’émergence d’une anomalie générique sur le parc qui a conduit à la mise à l’arrêt temporaire de 12 réacteurs d’EDF et à la découverte de falsifications dans l’usine Areva du Creusot.

Même s’ils vont demander encore des mois de travail, tous ces dossiers sont désormais pris en charge. Mais de nouveaux sujets se présentent à l’autorité. Comme la préparation de la première visite décennale des usines du cycle du combustible ou la gestion des sources radioactives utilisées sur les chantiers pour tester les soudures. Mais de tous les dossiers, c’est sans doute son avis à venir sur l’utilisation de la cuve de l’EPR en construction à Flamanville (Manche) qui est le plus attendu.

Pas de plan B

La découverte de concentrations anormales de carbone dans le couvercle et le fond de cette cuve a poussé à l’ASN à demander à EDF de justifier la solidité de cette pièce au sein de laquelle se déroule la réaction de fission nucléaire. L’électricien a transmis son dossier et ses mesures à l’ASN en fin d’année 2016. Cette dernière pense pouvoir rendre son avis à l’été 2017. Lors d’une visite récente du chantier, les responsables EDF assuraient qu’il n’y avait pas de plan alternatif à celui où la cuve serait validée par l’ASN.

"Nous avons autorisé la mise en place de la cuve dans le bâtiment réacteur mais nous avons demandé à EDF de prévoir un plan B", explique Pierre-Franck Chevet. "Si EDF n’en a pas, ils devront s’en remettre à notre décision (…) EDF a pris un risque industriel, ils assumeront". En cas de rejet de la cuve par les experts de l’autorité, celle-ci devra être réparée ou remplacée. Dans les deux cas, il faudra la sortir du bâtiment réacteur, une opération, lourde, coûteuse et destructrice. EDF, de son côté, assure que les mesures réalisées sur la cuve de l’EPR montre qu’elle est utilisable en toute sûreté.

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1 commentaire

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19/01/2017 - 23h51 -

De ne pas prévoir un plan B signifie de mettre la pression maximale sur l'ASN, car la non-validation est la fin définitive du EPR, la perte des milliards des € et en conséquence la faillite. La direction d'EDF joue avec la sécurité, ce sont des irresponsables.
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