L'ASN assure la fiabilité des cuves françaises suite à l'arrêt du réacteur belge

La découverte de fissures dans la cuve d'un réacteur de la centrale nucléaire de Doel, en Belgique, a conduit l'Autorité de sûreté nucléaire à rassurer sur les installations françaises.

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L'ASN assure la fiabilité des cuves françaises suite à l'arrêt du réacteur belge

La Belgique a mis le secteur de la sûreté nucléaire en émoi. Mercredi 8 août, l'Autorité fédérale de contrôle nucléaire belge a annoncé la découverte de "potentielles fissures" sur la cuve du réacteur n°3 de la centrale de Doel et, par précaution, la probable mise à l'arrêt définitive de ce réacteur.

De quoi inquiéter les neuf autres pays européens dont les centrales sont équipées par des cuves construites elles aussi par l'hollandais Rotterdamsche Droogdok, qui a depuis cessé ses activités. Très vite, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) française a pris les devants en assurant qu'aucune centrale nucléaire française n'était équipée d'une cuve de ce fabricant.

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Mais la ministre de l'Ecologie Dephine Batho a "immédiatement interrogé" l'ASN en France sur "d'éventuelles conséquences sur le parc électro-nucléaire français", a indiqué le ministère dans une déclaration écrite à l'AFP.

"En France, la fabrication des principaux équipements sous pression nucléaires, dont la cuve, est suivie de façon spécifique par l'ASN depuis 1974", indique la note de l'ASN publiée le 11 août par le ministère de l'Ecologie.

"L'ensemble des composants de la cuve des réacteurs français ont fait l'objet de contrôles en fin de fabrication visant à détecter les défauts présents dans les pièces forgées, du type de ceux observés à Doel 3". "A la suite de la détection de défauts sur plusieurs composants lors de leur élaboration, la performance et les résultats de ces contrôles ont fait l'objet d'un examen approfondi par l'ASN en 1985 et 1986. L'ASN s'est également assurée lors du suivi des fabrications que les composants présentant des défauts inacceptables étaient rebutés", selon la note.

Pas de défauts de la nature de ceux constatés sur Doel 3 en France

"En ce qui concerne le suivi en service des cuves des réacteurs nucléaires, il est demandé de réaliser, en France, un contrôle tous les 10 ans. Les défauts détectés à Doel 3 ont été mis en évidence par un contrôle semblable à celui mis en oeuvre sur les cuves des réacteurs français. Ce contrôle, plus étendu que le contrôle habituellement réalisé dans de nombreux pays dont la Belgique, a été réalisé pour la première fois à Doel 3 en 2012 à la demande de l'Autorité fédérale de contrôle nucléaire belge", poursuit l'ASN.

"Les contrôles réalisés sur les réacteurs français n'ont à ce jour pas mis en évidence de défauts de cette nature", indique l'ASN. "Les viroles des cuves des réacteurs français présentent cependant pour certaines des défauts sous leur revêtement interne en acier inoxydable qui sont des défauts de fabrication situés dans une zone qui ne faisait pas l'objet d'un contrôle adapté lors de la construction des équipements".

"Ces défauts ne sont pas comparables à ceux détectés à Doel 3. Ils sont aujourd'hui bien identifiés et font l'objet d'une justification particulière examinée périodiquement par l'ASN et leur absence de nocivité est avérée. Le dernier examen de cette justification apportée par EDF a fait l'objet d'une prise de position de l'ASN en septembre 2010, publiée sur son site Internet".

Selon l'AFP, Delphine Batho a également précisé : "la sûreté nucléaire n'est pas une option mais un impératif absolu et la France attache la plus grande importance au suivi et au contrôle régulier de ses installations nucléaires, dont les résultats sont rendus publics en toute transparence".

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