L’armateur CMA-CGM retrouve les bons vents

Le troisième armateur mondial pour le transport de conteneurs reste une affaire de famille, qui tient le cap malgré quelques vents contraires. Les bénéfices sont au rendez-vous pour 2012.

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L’armateur CMA-CGM retrouve les bons vents

A l’occasion du baptême du porte-conteneurs Marco Polo (voir diaporama) sur le port flamand de Zeebrugge, le président fondateur de CMA-CGM, Jacques R. Saadé évoquait avec un brin d’humour, devant une assistance conquise, l’instabilité du transport maritime : "Il peut transporter 16 000 conteneurs. J’espère que nous pourrons continuer à le remplir". Plus sérieusement, le dirigeant est revenu sur l’année 2012, qui a été "importante pour l’histoire du groupe. Nous nous sommes développés dans les pays émergents et nous avons réduit nos coûts".

En aparté, dans la salle des commandes, Jacques R. Saadé confirme l’investissement du Fonds stratégique d’investissement (FSI), à hauteur de 150 millions de dollars sous la forme d’obligations remboursables en actions (ORA). L’investissement deviendra effectif début 2013. A terme, le FSI aura accès à 6 % du capital.

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Par contre, et contrairement à ce qui a été annoncé parfois dans la presse, l’armateur dément que le groupe Yildirim, qui a investi 500 millions de dollars (20 % du capital à terme), puisse prendre 100 millions de dollars supplémentaires, toujours en ORA. "Il se peut qu’on cède encore 2 % aux Turcs, mais pas plus". Après la tempête de 2010, la famille a repris la main…

Dette contre actifs

A l’évocation de la dette de 4,8 milliards de dollars, il garde le sourire et griffonne sur mon carnet le montant des actifs : 9,5 milliards de dollars. "La dette n’est pas un problème, car nous avons beaucoup d’actifs". CMA-CGM, qui possède une centaine de navires en propre, peut en céder en cas de besoin.

Son fils, Rodolphe Saadé, directeur général délégué du groupe, estime également que "cette dette est acceptable dans ce secteur, mais qu’il serait bien de la réduire autour de 4 milliards de dollars". Pour aller dans ce sens, il rappelle le programme d’économies de 550 millions de dollars réalisés cette année, "en négociant mieux avec les fournisseurs et lorsque l’on affrète des navires. En 2013, nous devons réaliser 500 millions d’économies supplémentaires".

Cette année, le groupe va réaliser 400 millions de dollars de bénéfices nets. Si les trafics entre l’Asie et l’Europe ont souffert, ils ont été compensés par le dynamisme des pays émergents et des Etats-Unis ainsi que par "des taux de fret à des niveaux acceptables". Une situation qui devrait perdurer en 2013.

Deux navires jumeaux du Marco Polo vont d’ailleurs sortir l’an prochain des chantiers coréens et l’armateur de Marseille envisage d’affréter une dizaine de navires neufs d’une capacité de 9 000 conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) à partir de 2014.

Olivier Cognasse

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