L’Arctique, terre inhospitalière des plates-formes pétrolières

L’échouage de la plateforme de Shell en Alaska illustre, une nouvelle fois, la difficulté d’exploiter du pétrole au-delà du cercle polaire. Le pétrolier français Total y avait déjà renoncé.

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L’Arctique, terre inhospitalière des plates-formes pétrolières

Les nuits des dirigeants de Shell ne doivent pas être bien sereines. Depuis le 31 décembre, la plateforme pétrolière Kulluk est échouée sur une île inhabitée de l’Alaska. Si les 600 000 litres d’hydrocarbures sont pour l’instant contenus dans les cuves d’acier, cet incident n’est pas sans rappeler la marée noire de l’Exxon Valdez de 1989… Au-delà de la plateforme Kulluk, cet incident met en lumière la complexité de travailler aux abords de l’Arctique. Pourtant, cette zone est attrayante. Elle détient 13 % des réserves mondiales de pétrole et 30 % de celles du gaz. Mais les conditions climatiques rendent leur exploitation extrêmement délicate. Depuis plusieurs années, les échecs se multiplient.

Shell mène actuellement un programme de recherche de 4,5 milliards de dollars en Alaska (Etats-Unis) mais ne cesse de retarder ses forages. Les autorités américaines repoussent les projets du pétrolier anglo-néerlandais afin de s’assurer de sa capacité à traiter une marée noire. BP a renoncé à deux projets : l’un en Alaska, l’autre à Sakhaline à l’est de la Sibérie (Russie) avec le russe Rosfnet. Autre russe, Gazprom a abandonné un programme en Arctique. Il ne parvient pas non plus à financer le projet gazier géant de Chtokman, dont le coût initial de 15 milliards de dollars, atteint désormais 30 milliards de dollars. La Norvège, dont la production d’hydrocarbures en mer du Nord a diminué de 5 % depuis 2000, envisage de se tourner vers l’Arctique. Mais elle a tout de même décidé un moratoire jusqu’en 2015.

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Le PDG de Total, Christophe de Margerie, avait exprimé ses inquiétudes en septembre dernier, à propos d’une marée noire au nord du cercle polaire. Elle aurait des conséquences environnementales graves et affecterait l’image de sa société. Total ne s’engagera pas dans de tels projets pour l’heure. En revanche, le patron de Total n’exclut pas l’exploitation de ressources gazières. Dans ce cas, un accident serait plus facile à circonscrire. Le pétrolier français en a fait l’expérience avec une fuite de gaz sur son champ d’Elgin en mer du Nord entre le 25 mars 2012 et le 16 mai 2012. Le français est d’ailleurs engagé aux côté de Gazprom pour le projet Chtokman.

Ludovic Dupin

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