L'Arbre Vert récupère l'Ecolabel

La marque de Novamex vient de se voir remettre par l’Afnor, l’Ecolabel européen, sur ses lessives liquides, qu’elle avait perdu en décembre. Son concurrent Ecover riposte en lançant son propre référentiel écologique », baptisé « Modèle diamant ».

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L'Arbre Vert récupère l'Ecolabel

Victoire pour Novamex. Après avoir perdu en décembre l’Ecolabel sur sa lessive écologique liquide L’Arbre Vert, le fabricant de Saint-Benoît (Vienne) s’est vu remettre il y a quelques semaines par l’Afnor le précieux label attestant le respect du cahier des charges européen sur les lessives dites écologiques.

Plusieurs fabricants, dont Novamex (35 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2009), avaient fait l’objet en 2009 de dénonciations auprès de l’Afnor, l’organisme certificateur du label en France, par leur concurrent belge Ecover. Ce dernier, qui se basait sur des tests réalisés par des laboratoires indépendants, affirmait que des fabricants ne respectaient pas les critères du référentiel.

Selon Novamex, la suspension de son Ecolabel concernait le « test de degré de blancheur ». « Un test nécessitant l’intégration d’azurants optiques à la formule lessivielle, ce que nous avons toujours refusé. Les azurants optiques sont polluants et d’autre part, ils reflètent les UV sur le linge, donnant une fausse impression de blancheur », explique le leader français des lessives écologiques qui revendique 15,4 % de parts de marché en France avec sa marque « L’Arbre Vert », en Grandes et moyennes surfaces (GMS).

Ecover (80 millions d’euros de chiffre d’affaires), qui possède une usine en France à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), demande des critères plus sévères dans le cahier des charges de l’Ecolabel, dont la révision est prévue avant l’été, car il est, selon lui « une tromperie pour le consommateur ». En attendant, le fabricant belge a décidé de lancer son propre référentiel écologique, « Modèle diamant ». Contrôlé par la société indépendante AIB-Vinçotte Environnement, il évalue « l’impact du cycle de vie des produits de l’extraction des matières premières jusqu’à leur disparition et assimilation complète par la nature », autour de 13 critères : les ressources renouvelables, la proximité des ressources, le respect de la vie aquatique, l’absence de phosphore ou l’absence de composés organiques volatiles...

Mais pas sûr que le consommateur parvienne à comprendre les différents labels français et européens existant en matière de développement durable...

Adrien Cahuzac

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