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L'Usine de l'Energie

L’Arabie saoudite veut construire 16 réacteurs nucléaires

Ludovic Dupin

Publié le

Trois mois après Fukushima, le royaume wahhabite annonce la construction de 16 réacteurs. Un investissement de 100 milliards de dollars sur vingt ans.

L’Arabie saoudite veut construire 16 réacteurs nucléaires © DR

Selon le quotidien saoudien Arab News, le royaume wahhabite va construire 16 réacteurs nucléaires d’ici 2030. Le journal s’appuie sur des déclarations d’Abdel Ghani ben Melaibari, coordinateur de la collaboration scientifique sur les énergies atomique et renouvelables. Les premières unités devraient être mises en service en 2020 et les dernières en 2030.

L’annonce d’un tel projet, chiffré à 100 milliards de dollars, intervient deux jours après que l’Allemagne ait confirmé son retrait de l’atome d’ici à 2022. La position saoudienne va même à l’encontre de beaucoup de pays nucléarisés qui émettent des réserves sur leur programme nucléaire en retardant les constructions nouvelles.

Ces 16 réacteurs nucléaires sont annoncés à peine trois mois après le terrible accident de Fukushima. L’Arabie Saoudite, toutefois, parlait du nucléaire depuis plusieurs années. Même si un tel projet ne manque pas de surprendre les experts.

Le pays connait une croissance de 7 % par an, qui lui impose de doubler sa production d’électricité tous les dix ans. Elle est aujourd’hui de 30 000 MW environ. Les16 réacteurs envisagés ne représenteraient que 25% de la capacité électrique saoudienne en 2030, le reste étant assuré par le gaz et certainement l’énergie solaire.

Mais la raison qui a poussé l’Arabie saoudite à se dévoiler aujourd’hui est, sans aucun doute, la peur d’une contagion des printemps arabes. Un investissement de près de 100 milliards de dollars en 20 ans devrait créer beaucoup d’emplois et redistribuer en partie la rente pétrolière.

Pour mémoire, début mars, le pays avait déjà distribué 35 milliards de dollars d’aides sociales alors que la jeunesse yéménite s’embrasait et que la jeunesse saoudienne commençait à frémir.

Quelles que soient les raisons, les industriels français devraient pouvoir tirer leur épingle du jeu. L’Arabie saoudite prévoit environ 5 milliards d’euros par réacteur, ce qui correspond à des unités de forte puissance de 1 500 MW et plus. En la matière, Areva propose le puissant EPR (1650 MW).

Par ailleurs, le premier opérateur électrique indépendant du pays est GDF Suez. La société opère 3 800 MW et construit actuellement une centrale à gaz de 1 700 MW. A terme, le français opèrera un peu moins de 20 % des capacités du pays. Interrogé, Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez, déclare : "Je ne suis pas surpris que les saoudiens souhaitent donner une place significative au nucléaire dans leur mix. Evidemment, nous allons nous intéresser de très près au développement électrique de l’Arabie Saoudite."

 

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