L'appétit pour le risque domine la fin de semaine

PARIS (Reuters) - Wall Street pourrait inscrire un nouveau record et les Bourses européennes amplifient leur progression à mi-séance vendredi sur fond de repli des rendements obligataires, les investisseurs ayant retrouvé le goût du risque après avoir conclu que l'accélération de l'inflation aux Etats-Unis ne justifiait pas un resserrement des politiques monétaires.

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L'appétit pour le risque domine la fin de semaine
Wall Street pourrait inscrire un nouveau record et les Bourses européennes amplifient leur progression à mi-séance vendredi. A Paris, le CAC 40 gagne 0,79% vers 11h00 GMT, à Londres, le FTSE 100 prend 0,64% et à Francfort, le Dax avance de 0,62%. /REUTERS/Toby Melville

Les contrats à terme sur les principaux indices new-yorkais signalent une ouverture en hausse de 0,27% pour le Dow Jones, de 0,21% pour le Standard & Poor's 500 et de 0,22% pour le Nasdaq.

Le S&P-500 a fini jeudi sur un nouveau plus haut de clôture à 4.239,18 points (le précédent datait du 7 mai) après avoir atteint 4.249,74 en séance en réaction aux chiffres mensuels des prix à la consommation aux Etats-Unis, qui ont conforté le scénario d'une poussée inflationniste transitoire et éloignent donc le risque d'une réduction prochaine du soutien monétaire.

La majorité des économistes interrogés par Reuters ces derniers jours estiment que la Fed devrait attendre août ou septembre pour annoncer qu'elle s'engage sur la voie du "tapering", la diminution progressive de ses achats de titres sur les marchés.

L'horizon semblant ainsi dégagé, les actions européennes repartent franchement de l'avant, d'autant que la BCE a elle aussi renvoyé à plus tard le débat sur son propre "tapering": à Paris, le CAC 40 gagne 0,79% à 6.598,28 points vers 11h00 GMT, à Londres, le FTSE 100 prend 0,64% et à Francfort, le Dax avance de 0,62%.

L'indice EuroStoxx 50 est en hausse de 0,64%, le FTSEurofirst 300 de 0,53% et le Stoxx 600 de 0,64%.

Ce dernier a inscrit un record à 457,5 points et affiche pour l'instant une progression de plus de 1% sur la semaine, sa quatrième performance hebdomadaire positive d'affilée.

Selon les données hebdomadaires de BofA sur les flux, les fonds spécialisés en actions ont enregistré un afflux modeste de 1,5 milliard de dollars sur la semaine au 9 juin, au profit notamment des valeurs européennes.

VALEURS EN EUROPE

L'optimisme sur la reprise économique profite une nouvelle fois aux valeurs des matières premières, dont l'indice Stoxx avance de 2,27%, à celles de l'automobile (+1,33%) et au compartiment du transport et des loisirs (+0,76%).

A Paris, la hausse la plus marquante du jour est pour le réassureur Scor, qui prend 7,28% après l'annonce d'un accord amiable avec son actionnaire Covéa pour mettre fin à leur conflit, qui aboutira à terme au désengagement de ce dernier du capital.

A la baisse, le secteur bancaire est pénalisé par le recul marqué des rendements obligataires: son indice de référence abandonne 0,36% et à Paris, Société générale (-0,91%) et Crédit agricole (-0,45%) figurent parmi les plus fortes baisses du CAC 40.

Deutsche Bank (-2,64%) souffre aussi des informations de Reuters selon lesquelles la BCE presse le groupe de trouver un nouveau président.

TAUX

Le mouvement de baisse des rendements obligataires américains, que les indicateurs économiques de jeudi n'ont fait qu'amplifier, ne semble pas encore près de s'arrêter: celui des Treasuries à dix ans perd encore près de deux points de base à 1,4451%, au plus bas depuis le 3 mars.

Et ce mouvement se répercute d'autant plus facilement sur le marché européen que les annonces de la BCE ont rassuré sur la poursuite du soutien de l'institution: le dix ans allemand, à -0,276%, recule de plus de trois points, au plus bas depuis le 22 avril, date de la précédente réunion du Conseil des gouverneurs.

CHANGES

En baisse en début de journée avec la remise en cause du scénario sur le "tapering" de la Fed et l'inflation aux Etats-Unis, le dollar a fini par retrouver le chemin de la hausse face aux autres grandes devises (+0,14%).

L'euro revient ainsi à 1,2147 dollar (-0,18%) après avoir atteint 1,2195.

PÉTROLE

Le prix du baril réduit un peu ses gains après avoir atteint de nouveaux plus hauts de plus de deux ans et il reste en passe d'afficher une troisième séance consécutive de hausse grâce aux perspectives favorables sur la demande.

Le Brent prend 0,36% à 72,78 dollars le baril après un pic à 72,8, au plus haut depuis mai 2019, et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,37% à 70,55 dollars après être monté jeudi à 70,65, un niveau qu'il n'avait pas retrouvé depuis octobre 2018.

(Version française Marc Angrand, édité par Sophie Louet)

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