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L’appel d’offres pour les ex-Intercités repoussé d’un an

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Le député du Calvados Philippe Duron, qui préside la commission sur l’avenir des Trains d’équilibre du territoire (TET), a confirmé le report de l’appel d’offres pour ce matériel. Il devrait être lancé en 2016.

L’appel d’offres pour les ex-Intercités repoussé d’un an © AMarques432 - Flickr - C.C.

A l’occasion d’un déjeuner de presse organisé mardi 25 novembre 2014 par TDIE (Transport développement intermodalité environnement), association qu’il copréside avec le député UMP Louis Nègre, Philippe Duron, député socialiste du Calvados et président de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF), est revenu sur l’avenir des Trains d’équilibre du territoire (TET), ces vieux trains Corail appelés aussi Intercités.

Il préside depuis la semaine dernière la commission "Avenir des trains d’équilibre du territoire", lancée par le secrétaire d’Etat aux transports, Alain Vidalies. Une commission composée de 5 parlementaires, 2 élus régionaux et 4 personnalités qui a six mois pour faire des propositions sur le devenir de certaines lignes et des trains de nuit et sur le matériel qui sera choisi à l’avenir.

Le principal problème de ces trains de grandes lignes est financier. L’Etat a repris le contrôle en confiant une mission de service public à la SNCF en 2011, mais les résultats n’ont pas suivi et certaines lignes ont été fermées, comme le dénonce l’association d’usagers FNAUT. Chaque jour, 100 000 personnes prennent ces trains, mais le déficit se creuse et il faut investir 3 milliards d’euros pour changer les rames et rénover le réseau. A l’été 2013, Jean-Marc Ayrault, alors Premier ministre, avait promis que toutes les rames seraient changées au plus tard en 2025.

Quel train pour les longues distances ?

"La question du financement des transports est un sujet qui ne nous déçoit jamais", rappelle avec ironie Philippe Duron. L’état souvent déplorable du réseau fait fuir les usagers. Il cite la ligne Nantes-Bordeaux, où "le covoiturage a pris l’an dernier 13 % du trafic". Il reconnaît que l’avenir des trains de nuit est incertain et qu’il faut étudier en détail le réseau pour éviter les doublons avec les TER.

Mais le principal sujet est le remplacement d’un parc vieillissant. Le gouvernement a passé l’an dernier une commande de 510 millions d’euros à Alstom pour livrer 34 rames Regiolis (TER) adaptées aux longues distances. Le second appel d’offres devait être lancé en 2015. "Il est reporté d’un an", annonce le député du Calvados, qui s’interroge : "Pour les longues distances, est-ce que le Regiolis est suffisamment résistant, confortable et capable de rouler à grande vitesse dans la durée ?"

Il sera peut-être nécessaire de développer un autre train pour assurer une grande ligne rapide qui s’insère entre le TER et le TGV. Le Pendolino d’Alstom pourrait répondre au cahier des charges. Il a fait ses preuves dans de nombreux pays, mais la SNCF est toujours aussi allergique à ce train pendulaire. Et il ne semble pas que la Commission souhaite ouvrir le réseau des TET à la concurrence.

Olivier Cognasse

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