L'appel à projets des fermes pilotes d'éoliennes flottantes fait le plein de candidats

L’appel à projets pour l’éolien flottant s'est clôturé lundi 4 avril. Un nombre plus important que prévu de candidats se seraient présentés pour construire des fermes pilotes. L’enjeu : prendre une longueur d’avance dans ce marché émergent.

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Eolienne offshore flottante EDP Renewables

L’immensité des océans fait rêver les industriels de l’éolien. En témoigne le succès de l’appel à projets français pour des fermes pilotes d’éoliennes flottantes, qui s'est clôturé le lundi 4 avril. Une source proche du dossier témoignait lundi : "Il y a plus de candidats que prévu. Turbiniers, fabricants de flotteurs, énergéticiens… C’est une belle compétition entre acteurs français et européens. Une dizaine de projets devraient être déposés."

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Lundi soir, un groupement se dévoilait : Engie, EDP Renewables, Caisse des Dépôts et Eiffage ont annoncé dans un communiqué leur candidature sur la zone de Leucate, en Méditerranée. Le projet, baptisé "Les éoliennes flottantes du golfe du Lion", vise à installer "3 à 6 éoliennes de 6 MW minimum chacune" avec "une solution intégrée de flotteur semi-submersible proposée par Eiffage Métal. Le concept, développé par Principle Power dans son centre d’ingénierie d’Aix-en-Provence, est testé depuis 2011 au large du Portugal", précise le communiqué.

Après Engie, Alstom et DCNS ?

Ce mardi 5 avril après-midi, une conférence de presse annoncée par la Région Bretagne devrait révéler un autre groupement candidat sur la zone de l’île de Groix (Morbihan). General Electric (ex-Alstom) et DCNS devraient en être les principaux équipementiers. Les deux industriels se sont alliés fin 2014 pour faire flotter l'éolienne Haliade d'Alstom sur un flotteur DCNS. Ce dernier a signé au même moment une convention avec la Région Bretagne pour développer le site de Groix.

Les lauréats devraient être connus à la fin du mois d’avril a récemment promis Ségolène Royal, ministre de l’Environnement. Les projets, qui doivent présenter trois à six éoliennes de grande puissance, se situeront dans les quatre zones retenues par le gouvernement. Celle de l’île de Groix et trois autres en Méditerranée.

Les lauréats se partageront un budget de 150 millions d’euros (dont au moins 2/3 en avance remboursable) et un tarif de rachat de l’électricité qui devrait se situer entre 200 et 250 euros/MWh selon une source proche du dossier.

Ces fermes pilotes doivent permettre aux industriels de valider la performance et la fiabilité de leurs technologies d’éoliennes flottantes en situation réelle. Le format "mini-parc" mettra aussi à l’épreuve les méthodes d’installation et de maintenance. Pour les industriels, c’est le moyen d’acquérir un retour d’expérience précoce et précieux pour se positionner le plus vite possible dans ce marché émergent.

6000 mégawatts visés d'ici à 2030

L’enjeu est d’arriver le plus aguerri possible pour les premiers champs commerciaux, dont les appels d’offres pourraient tomber dans deux ans, espère France Energie Eolienne (FEE), l’association qui regroupe les industriels français du secteur. FEE vise l’installation de 6 000 mégawatts d’éolien flottant d’ici à 2030 au large des côtes françaises.

La Norvège, le Portugal et l’Ecosse – où le projet pilote Hywind promet ses premiers électrons dès 2017 – sont les autres pays européens qui misent sur le flottant. Le Japon, avec ses eaux profondes, est aussi en phase d’expérimentation. Vents bien plus forts et plus réguliers, moindre gêne des pêcheurs et meilleure acceptation du public… Tout pousse les éoliennes vers le grand large.

Mais au-delà de 50 mètres de fond, les poser est trop coûteux, elles doivent flotter. Une gageure pour des géantes aux nacelles de 500 tonnes perchées à 100 mètres de haut. Le défi posé aux ingénieurs est de limiter les efforts sur la structure – générés par la prise au vent de la turbine - pour minimiser la taille, et donc le prix du flotteur. Tout en maintenant bien sûr une bonne production d’électricité. Un casse-tête à résoudre avant d’embarquer.

Manuel Moragues

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