L'Anses préconise un renforcement des règles en vigueur sur les particules fines

Dans un avis publié mardi 23 mai, l'Anses recommande un renforcement des règles en vigueur sur les particules fines. Renforcement des règles qui doit se faire au niveau de la Commission européenne, compétente pour légiférer sur ce sujet.

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L'Anses préconise un renforcement des règles en vigueur sur les particules fines
Le renforcement des normes doit s'effectuer au niveau de l'Europe, compétente pour légiférer sur ce sujet.

Alors que les pics de pollution dans les villes françaises se font de plus en plus nombreux, l'Anses a rendu un avis relatif aux normes de qualité de l'air ambiant mardi 22 mai. La qualité de l'air "reste un enjeu majeur de santé publique", déclare l'agence qui insiste sur "l'importance de poursuivre les efforts dans la mise en œuvre de politiques publiques de long terme en faveur de l'amélioration de la qualité de l'air".

"De nouvelles preuves des effets néfastes des polluants de l'air ambiant pour la santé humaine, liés à des expositions à court terme ou à long terme" ont été apportées ces dernières années par divers études, affirme l'Anses. Elle préconise donc un renforcement des règles en vigueur sur les particules fines en adoptant des valeurs limites d'exposition de la population plus protectrices que les valeurs actuelles. Toutefois, ce changement doit être effectué au niveau de la Commission européenne, seule compétente pour légiférer sur ce sujet.

Pour renforcer ces normes, l'Anses recommande notamment l'harmonisation des valeurs limites d'exposition de la population aux particules fines. La même valeur moyenne journalière d'exposition aux particules PM2,5 devrait être fixée pour les particules PM10, soit 50 µm-3.

Informer plus clairement le grand public

Si les seuils d'information et d'alerte actuels concernant les polluants NO2, SO2 O3, et les PM10 doivent être conservés, "les objectifs de qualité de l’air en vigueur sont peu connus du public et peu visibles dans la communication institutionnelle", selon l'Anses. Pour améliorer l'information du public, l'agence recommande de simplifier la réglementation française en qui concerne les normes relatives à la qualité de l'air. L'Anses propose, par exemple, de faire référence aux valeurs guides de l'OMS en matière d'objectifs à atteindre à long terme.

Mais l'agence ne s'arrête pas là. Selon elle, il faudrait aussi trouver une autre manière d'informer le grand public sur la qualité de l'air au quotidien et les enjeux sanitaires.

Léna Corot Journaliste à L'Usine Digitale

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