[L’année 2019 en technos] Le retour sur la Lune se précise

Cette année a été marquée par l’accélération des activités destinées à retourner sur le Lune. Du système d'alunissage habité proposé par l’« équipe » Blue Origin, aux industriels désignés pour développer des alunisseurs robotiques, en passant par le développement du Starship chez SpaceX, les Etats-Unis passent la seconde. Mais les européens comptent bien faire partie de l’aventure.

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[L’année 2019 en technos] Le retour sur la Lune se précise
Le patron de Blue Origin, Jeff Bezos, a dévoilé l'alunisseur Blue Moon en mai 2019.

L’année 2019 aura vu les regards se tourner vers la Lune. Alors que les Etats-Unis prévoyaient un retour sur notre satellite naturel d’ici 2028, le vice-président Mike Pence a annoncé, le 26 mars, son souhait d’avancer cette date à 2024 dans le cadre du programme Artemis. Peu de temps après, l’Agence spatiale américaine (Nasa) a sélectionné les premiers industriels chargés de développer, dans un premier temps, des alunisseurs robotiques. Elle a également appelé les industriels à proposer des systèmes d’alunissage habités. C’est dans cette optique que Blue Origin, la firme de Jeff Bezos, a noué un partenariat avec Lockheed Martin, Northrop Grumman et Draper.

De son côté, SpaceX développe sa propre navette spatiale - Starship - destinée à emmener des humains vers la Lune et Mars. Elle devrait être lancée grâce à un nouveau lanceur géant baptisé Super Heavy. L’entreprise d’Elon Musk a commencé, le 27 août, par faire faire un bond à son Starhopper - un prototype modèle réduit du Starship. Un mois plus tard, SpaceX en a dévoilé une version beaucoup plus grosse. Ce premier prototype - le Mk1 - a malheureusement explosé lors d’un test au sol le 20 novembre. Mais les prochains sont déjà dans les tuyaux.

De l’autre côté de l’Atlantique, lors de son conseil interministériel qui s’est clôturé le 28 novembre à Séville (Espagne), l’Agence spatiale européenne (Esa) a accordé à la Lune un quart de son futur budget lié à l’exploration. Le « Lunar Gateway » et la capsule Orion - destinée à embarquer un équipage - sont développés en partenariat avec la Nasa. Mais une coopération franco-allemande souhaite également envoyer un « lander » sur la Lune dans le cadre de l’Esa.

L'« équipe » Blue Origin pour un retour sur la Lune en 2024

Lors du 70ème Congrès international d'astronautique (IAC 2019), le patron de Blue Origin, Jeff Bezos, a annoncé un partenariat avec Lockheed Martin, Northrop Grumman et Draper . L'objectif est de proposer un système d'alunissage habité pour le programme Artemis de la Nasa afin de retourner sur la Lune en 2024. Précédemment, Jeff Bezos avait dévoilé son alunisseur Blue Moon le 9 mai 2019 lors d’une conférence, après trois ans de développement par les équipes de Blue Origin.

La Nasa sélectionne trois alunisseurs robotiques

Le 31 mai 2019, la Nasa a alloué une enveloppe de 253,5 millions de dollars répartie entre Astrobotic, Intuitive Machines et Orbit Beyond. Ces trois sociétés américaines ont été choisies parmi les neuf présélectionnées en novembre 2018 pour prendre en charge le programme Commercial lunar payload services (CPLS), destiné à préparer la mission Artemis de 2024 à moindre coût

SpaceX planche sur Starship, sa fusée habitable

Fin septembre, à l'occasion de la présentation du premier prototype Mk1 de sa navette Starship , le dirigeant de SpaceX, Elon Musk, a précisé sa feuille de route et les prochains défis techniques que l'entreprise devra relever pour emmener des hommes vers la Lune et Mars. Un mois plus tôt, sur son site de Boca Chica Beach (Texas, Etats-Unis), SpaceX avait déjà fait faire un bond à 150 mètres du sol à son Starhopper : un prototype modèle réduit du Starship.

L'Europe du spatial veut faire partie de l’aventure

Lors de son conseil ministériel qui s’est tenu en novembre à Séville (Espagne), l’Agence spatiale européenne (Esa) a accordé un budget de 1,953 Md€ à l’exploration spatiale pour les années à venir. « Environ un quart de ce budget sera dédié à la Lune, a déclaré David Parker, directeur de l’exploration. Environ 300 M€ iront au « Lunar Gateway », 150 M€ aux activités robotiques sur la Lune et le reste au module de service de la capsule Orion. » Si le « Lunar Gateway » et la capsule Orion sont développés en partenariat avec la Nasa, une coopération franco-allemande souhaite également envoyer un « lander » sur la Lune dans le cadre de l’Esa.

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A l'occasion du 70ème Congrès international d'astronautique (IAC 2019), l'entreprise américaine Rocket Lab a annoncé le 21 octobre qu'elle souhaitait utiliser son micro-lanceur Electron et sa plateforme Photon pour envoyer des petits satellites vers des orbites moyennes, géostationnaires et vers la Lune.

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