L’ancrage de Philae à la comète: une opération à haut risque

Philae s'est posé à 17h05 (heure française)  sur la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko. A cause de la microgravité régnant à la surface de la comète Churyumov Gerasimenko, cette opération met en œuvre de multiples dispositifs d’ancrage.

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L’ancrage de Philae à la comète: une opération à haut risque

Jusqu'à 17h05, toute la communauté spatiale a retenu son souffle. Moins d’une heure avant l’atterrissage réussi du robot Philae sur la comète Churyumov Gerasimenko, la tension ne cessait de monter et les spécialistes du domaine suivaient l’événement minute par minute. Et quelque soit l’activité en cours, chaque étape franchie a suscité l’enthousiasme.

"Ca y est, le décrochage a eu lieu !", s’est ainsi exclamé Jean-Yves Le Gall président du CNES en milieu de matinée, alors en pleine réunion de Coface (le comité réunissant les industriels et les agences étatiques du secteur spatial). Pourtant le thème de la réunion présidée par la ministre Geneviève Fioraso en charge des questions spatiales, était tout autre : la préparation de la prochaine réunion des ministres européens de l’espace au sein de l’agence spatiale européenne le 2 décembre prochain.

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Un ancrage à haut risque

Toutefois, le plus difficile était encore l’ancrage sur la comète. Le grand défi : éviter de rebondir et de perdre le contrôle du robot. En effet, du fait de la microgravité régnant à la surface de la comète, la centaine de kilos de Philae représente l’équivalent d’un gramme environ. Pour éviter un scénario catastrophe, les spécialises de l’agence spatiale européenne et du CNES avaient prévu une double sécurité.

"Le choc devrait se faire à environ 1m par seconde. On craint plus de déraper que de rebondir. Philae est équipé de harpons. Ils pénétreront le sol et assureront le lien entre la comète et l’engin. Au niveau des pieds de Philae, des visses vont fixer la position", explique Michel Viso, correspondant programme ExoMars du CNES. "Et pour compléter le dispositif, des propulseurs vont plaquer la machine au sol", poursuit-il. Malgré ses précautions, le suspense restait entier. "L’opération n’est pas dénuée de risques. On explore un monde nouveau et inconnu", affirmait-il alors.

Hassan Meddah

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