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L'américain iRobot prête quatre robots à Fukushima

Publié le

Leader mondial de la robotique de service, le constructeur américain cible des applications spécifiques avec des solutions sur mesure, rapidement adaptables. Comme les interventions dans la centrale nucléaire de Fukushima.

L'américain iRobot prête quatre robots à Fukushima © D. R.

Les entreprises citées

C'est David contre Goliath. La petite société américaine iRobots - 400 millions de chiffre d'affaires en 2010 et 700 employés - a réussi à dépêcher quatre de ses robots mobiles PackBot et Warrior dans la centrale japonaise de Fukushima. Au nez et à la barbe de structures beaucoup plus grandes. A l'image d'EDF par exemple qui proposait via le GIF Intra (Intervention robotique sur accidents) de mettre ses robots d'intervention à disposition des autorités nucléaires japonaises.

Etonnant ? Pas tant que ça. 3 500 de ses robots ont déjà été utilisés pour des applications militaires et de sécurité civile. Certains, livrés à l'armée américaine, ont permis d'épargner de nombreuses vies sur des théâtres d'opération aussi difficiles que l'Afghanistan ou l'Irak.

Autre exemple d'expertise : celui de la petite « torpille » conçue par iRobot pour mesurer la pollution provoquée par la défaillance de la plateforme pétrolière BT dans le Golfe du Mexique (Etats-Unis). Bref, iRobot, créée en 1990, est sur tous les fronts. Y compris à la maison, avec Roomba, son petit robot aspirateur, vendu déjà à 5,6 millions d'exemplaires au monde.

Les quatre robots mobiles, qui viennent d'être livrés à la centrale de Fukushima, ont essentiellement deux missions. La première est de contrôler le niveau des radiations sur les lieux. La seconde est de porter les lances à eau dans les piscines des réacteurs.

Une solution adaptée financièrement

Dans les deux cas, ces robots, à 10 000 dollars pièce en version standard, permettent de réduire les risques d'exposition aux radiations du personnel sur place. Et ils permettent aussi de réaliser des tâches qui, de toutes façons, ne pourraient être réalisées par des hommes face à un risque d'irradiation vraiment trop important à supporter.

Alors pourquoi iRobot, PME cotée au Nasdaq et qui équipe aussi la Nasa, a-t-elle pu réagir aussi rapidement ? « Il faut cibler les vrais besoins des utilisateurs avec une solution adaptée financièrement », affirme aussi simplement Colin Angle, 43 ans, fondateur et pdg de iRobot. Ce diplômé du Massachusetts Institute of Technology (MIT) n'a pas l'habitude d'y aller par quatre chemins et est capable d'enflammer une audience avec ses prestations enlevées sur un sujet aussi aride que la robotique de service.

Colin Angle a fait de iRobot, spin-off du fameux institut américain MIT, une réussite commerciale unique. Ses résultats insolents, tandis que beaucoup d'autres acteurs cherchent encore un modèle économique viable, le prouvent.

Numéro un mondial avec 72% de parts du marché de la robotique de service, l'entreprise veut se tailler une part encore plus importante du gâteau de 100 milliards de dollars annoncés pour 2020. Elle compte pour cela, toujours et encore, sur l'innovation. Comme son robot futuriste AVA. Contrôlé par une tablette tactile, ce dispositif dévoilé au salon Consumer electronic show 2011 de Las Vegas en janvier dernier ouvre de nouvelles perspectives…

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