Economie

L’ambition industrielle de François Hollande à Rouen

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Alors que Nicolas Sarkozy annonçait sa candidature au Journal de TF1, le candidat socialiste tenait son deuxième grand meeting à Rouen, mercredi 15 février.

L’ambition industrielle de François Hollande à Rouen © Parti Socialiste

C’est revêtu du costume de défenseur de l’industrie que François Hollande est apparu hier soir. Après avoir ironisé sur l’annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy et affirmé que la finance est son principal adversaire, il a longuement affiché son ambition industrielle.
Le candidat socialiste ne croit pas à une France sans usine : "750 000 emplois industriels ont disparu depuis dix ans. Je n'ai jamais été de ceux qui ont cru à une France sans usine. Il n'y a pas de redistribution sans production, pas d'économie sans industrie, pas de recherche sans fabrication.".

Puis il s’est emparé des dossiers épineux, faisant référence aux "sauvetages de circonstance" de Photowatt, Lejaby, SeaFrance et autre Petit-Couronne. "Depuis dix ans, ceux qui ont gouverné ont abandonné toute ambition industrielle. Et voilà que depuis quelques semaines des sauvetages de circonstance sont entrepris, on appelle à la rescousse des patrons amis... Tant mieux si cela permet de sauver des emplois (...) Mais c'est un calcul", a-t-il reproché.

Puis il a égrené les grandes lignes de son programme, en commençant par le soutien aux filières d’avenir et aux PME. "Je changerai la fiscalité, avec un taux bas pour les très petites entreprises á 15%, pour les PME à 30%, et 35% pour les grandes".

Selon lui, pour une économie forte, il faut tabler sur les filières d’avenir, l’économie numérique et l’écologie notamment, la responsabilité de notre génération selon lui. "Réussir la transition entre des modes de production, de consommation, de transport, et nous devons etre les acteurs de cette mutation".

"Là se situe la compétitivité, pas dans l'abaissement du coût du travail, la réduction de la protection sociale. Mais rien n'est possible sans une Europe qui protège et se protège. Ceux qui veulent vendre dans des pays en Europe sont les bienvenus, mais à condition de répondre à des exigences sanitaires, sociales et environnementales, celles que nous imposons ici à nos entreprises", a-t-il développé.

Gaëlle Fleitour et Astrid Gouzik

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