L'Usine Auto

L'alliance Renault-Nissan a atteint son objectif de synergies avec un an d'avance

, ,

Publié le

Avec des synergies record de 4,3 milliards d'euros l'an dernier, l'alliance Renault-Nissan a atteint son objectif prévu pour l'exercice 2016.

L'alliance Renault-Nissan a atteint son objectif de synergies avec un an d'avance © Renault

Des économies record pour l'alliance Renault-Nissan. "Un an avant l’échéance prévue, l’Alliance Renault-Nissan a enregistré 4,3 milliards d'euros de synergies en 2015, soit une augmentation de 13% par rapport à 2014", annonce un communiqué publié ce mardi 5 juillet.

Le fruit d'un rapprochement plus poussé

Pour réduire davantage leurs coûts, les deux constructeurs partagent en effet depuis 2014 les fonctions ingénierie, fabrication et logistique, achats et ressources humaines. Concrètement, cela se traduit notamment par la plate-forme CMF, modulaire et commune à des modèles des deux marques : les Renault Kadjar, Espace et Talisman partagent ainsi la même structure que les Nissan Qasqhai, Rogue et X-Trail. Grâce au partage de davantage de composants, Carlos Ghosn évoquait ainsi un objectif de synergie de 4,3 milliards d'euros pour l'alliance en 2016 (après 3,8 milliards den 2014), un objectif qu'il a donc atteint dès l'an dernier. 

L'alliance vise désormais 5,5 milliards d'économies pour 2018. Un chiffre qui ne prend pas en compte les éventuelles synergies attendues avec Mitsubishi, en négociation avec Nissan pour être racheté par le partenaire japonais de Renault.

"A horizon 2020, l'Alliance prévoit que 70% de ses véhicules seront construits sur des architectures CMF" (modulaires), note le communiqué de Renault. L'organisation industrielle devra également s'appuyer de plus en plus sur une" production croisée" entre les différents sites. Deux usines françaises de Renault, Sandouville (Seine-Maritime) et Flins (Yvelines) doivent ainsi bientôt respectivement produire l'utilitaire NV300 et la citadine Micra de Nissan.

Rester en pointe sur les domaines d'avenir

Renault-Nissan veut également rester en pointe sur les technologies d'avenir comme les véhicules électriques ou hybrides et les voitures autonomes avec son objectif "zero emissions - zero fatalities". "L’Alliance dispose d’un budget R&D annuel d’environ 4,5 milliards d’euros" et de nombreux centres de recherche, "à Atsugi au Japon, à Guyancourt en Francen Farmington Hills dans le Michigan, à Sunnyvale en Californie – mais aussi en Inde, au Brésil, en Roumanie, en Turquie et en Chine, entre autres". Depuis le début de l'année, les deux constructeurs disposent également d'une équipe commune "Véhicule Connecté et Services de Mobilité" pour accélérer la modernisation des services proposés par les deux marques.

Réagir à cet article

1 commentaire

Nom profil

05/07/2016 - 17h34 -

L'alliance Renault-Nissan aurait pu économiser quelques millions supplémentaires, ou les utiliser dans des systèmes de sécurité comme un radar de recul sur tous ses modèles, au lieu d'en gratifier leur PDG qui n'avait pourtant pas l'air d'être indigent.
Répondre au commentaire

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte