L'allemand ThyssenKrupp Automotive convoite l'emboutisseur Sofedit

Partager

Alors que le sidérurgiste allemand poursuit ses cessions d'actifs afin de réduire son endettement, sa division automobile, ThyssenKrupp Automotive, mise sur la croissance externe pour atteindre une taille critique estimée à 10 milliards d'euros de chiffre d'affaires (contre quelques 6 milliards en 2001). Dernière cible en date l'équipementier : Sofedit, fournisseur de 1er rang de l'industrie de l'automobile dans le découpage et l'emboutissage. Le groupe a réalisé un chiffre d'affaires non consolidé de 584,4 millions d'euros et emploie 3 200 personnes en France (sur huit sites).

Les deux parties finalisent actuellement des négociations entamées il y a environ deux ans. Confirmé aux représentants du personnel le 11 février dernier, le projet était à nouveau à l'ordre du jour du CCE de Sofedit le 4 mars, qui devait nommer un cabinet d'audit pour examiner l'offre de rachat. Celle-ci devra aussi recevoir l'aval de Bruxelles.

A vrai dire, l'accord est officieux depuis juillet dernier. La signature d'une lettre d'intention permet alors à Sofedit de retrouver ses soutiens bancaires et d'éviter le dépôt de bilan sous l'arbitrage du Comité interministériel de restructuration de l'industrie (Ciri). C'est d'ailleurs un « étranglement financier » (perte nette de 32,4 millions d'euros en 2001) qui conduit à sa vente, estime Syndex, le cabinet mandaté par le comité d'entreprise pour examiner les comptes.

Jacques Le BRIGAND

Plus d'infos dans « L'Usine Nouvelle » H2861 du 6 mars 2002, en pages 50-51.

Partager

LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS