L'allemand Simba choisi pour reprendre Smoby

Le tribunal de commerce de Lons-le-Saulnier (Jura) a retenu le fabricant outre-Rhin pour reprendre le numéro 1 français du jouet, placé en redressement judiciaire depuis octobre 2007. Plus de 600 postes seraient supprimés.

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L'allemand Simba choisi pour reprendre Smoby
C'est finalement un professionnel du jouet qui l'aura emporté face à un holding et un fonds d'investissement. Cet après-midi, le tribunal de commerce de Lons-le-Saulnier (Jura), a choisi le leader allemand Simba pour reprendre le fabricant jurassien Smoby-Majorette.

Si ces cinq mois d'attente ont été longs pour les salariés, ce nouvel épisode dans l'histoire de Smoby risque d'être douloureux. Selon le plan de reprise présenté à la justice, Simba ne serait prêt à conserver pour une durée de cinq ans que 401 emplois sur les 1 080 que comptent les usines françaises de Smoby, réparties dans l'Ain et le Jura. Plus de la moitié des salariés seront donc remerciés. Aucune précision n'a été donnée sur les 1 000 autres emplois à l'étranger.

« Rien ne garantit dans les dossiers de reprise la pérennité des sites », déplorait mercredi dernier dans un communiqué, le syndicat Force ouvrière, craignant des délocalisations et d'autres diminutions d'effectifs. A l'audience, le groupe allemand a précisé qu'il pourrait sauver une vingtaine d'emplois supplémentaires.

Des engagements non tenus

Par ailleurs, selon Reuters, le tribunal a ordonné la réouverture des débats concernant l'avenir de la société Majorette-Solido, avec laquelle Smoby formait le n°2 européen du jouet. Les candidats à la reprise seront réentendus et d'autres candidats pourront se manifester. La société Ecoiffier, ultime élément du groupe Smoby, a été confiée à son ancien dirigeant Jacques Ecoiffier.

Etranglé par une dette de 277 millions d'euros pour 58 millions de fonds propres, Smoby-Majorette, placé alors en mesure de sauvegarde, avait été repris en mai dernier pour un euro symbolique par l'américain MGA Entertainment. Le tribunal de commerce de Lons-le-Saulnier avait ensuite placé le fabricant français en redressement judicaire en octobre 2007, estimant que le groupe californien n'avait pas tenu ses engagements. Le dernier rebondissement remonte au 22 février dernier : MGA, dans l'impossibilité de présenter un plan de continuation, jette l'éponge. Et ouvre la voie à un démantèlement.

Carmela Riposa

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