L'allemand Remondis veut acquérir jusqu'à 40% du "Nouveau Suez"

PARIS (Reuters) - Le groupe allemand Remondis a annoncé samedi avoir proposé de prendre une participation minoritaire d'au moins 20% et pouvant aller jusqu'à 40% du capital du "Nouveau Suez".

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L'allemand Remondis veut acquérir jusqu'à 40% du
Le groupe allemand Remondis a annoncé samedi avoir proposé de prendre une participation minoritaire d'au moins 20% et pouvant aller jusqu'à 40% du capital du "Nouveau Suez". /Photo d'archives/REUTERS/Stéphane Mahé

Dans un communiqué, le spécialiste allemand du recyclage indique avoir formulé vendredi cette offre au président de Suez, Philippe Varin, et à son directeur général, Bertrand Camus, à la suite de "plusieurs échanges entre les dirigeants des deux groupes".

"Remondis souhaite pouvoir participer au tour de table du nouveau Suez aux côtés des actionnaires français que sont Meridiam et la Caisse des Dépôts dont le groupe familial est déjà un partenaire minoritaire et de long terme au sein du groupe Transdev", écrit Remondis dans son communiqué.

Le groupe allemand se dit "prêt à souscrire des actions à hauteur de 20%, celles initialement destinées aux investisseurs européens mais rendues disponibles après le retrait d'Ardian et à augmenter sa participation jusqu'à 40% du capital".

Le consortium Ardian-GIP a annoncé le mois dernier qu'il ne participerait pas au projet d'accord de rapprochement conclu entre Suez et Veolia en raison de divergences de vues sur le projet industriel.

Dans le cadre de cet accord, qui doit être finalisé d'ici au 14 mai, Suez doit conserver des actifs représentant un chiffre d'affaires de 7 milliards d'euros, qui ont vocation à être rassemblés dans une nouvelle entité avec pour actionnaires le fonds d'investissement Meridiam, la Caisse des dépôts (CDC) et les salariés de Suez.

Dans son courrier adressé à Philippe Varin et Bertrand Camus, le PDG de Remondis, Ludger Rethmann, dit accepter "le principe que la majorité du capital restera détenue par un actionnariat français" et précise que la montée au capital du "Nouveau Suez" ne nécessiterait pour le groupe allemand aucun financement extérieur.

(Tangi Salaün)

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