L'allemand Fresenius mobilisera 5 millions d'euros pour le plan de revitalisation de Fenwal

Le géant allemand Fresenius s'apprête à procéder à une seconde vague de licenciements. Les salariés contestent en appel le plan de sauvegarde de l'emploi.

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Les services de l'Etat et l'allemand Fresenius ont signé fin décembre la convention de revitalisation de l'usine Fenwal de Lacs, près de La Châtre (Indre). 143 postes sur 461 ont été supprimés fin juillet 2015, dont 72 départs contraints, sur ce site de production de poches de sang et dispositifs de transfusion.

La seconde partie du PSE porte sur 99 postes, au lieu des 130 annoncés l'an passé. Elle devrait intervenir fin janvier ou début février. La trentaine de postes sauvés est due à un nouveau contrat pour Cerus remporté au dernier trimestre 2015. Au final, 242 emplois disparaissent. Lors de l'annonce en octobre 2014, Fresenius évoquait 338 licenciements.

Dans le détail, la convention de revitalisation prévoit la contribution de Fresenius à la réindustrialisation du site pour 900 000 euros. "L'usine est en train d'être coupée en deux, raconte un porte-parole des salariés. Des aménagements sont réalisés pour démanteler le site, alors que nous n'avons vu aucun investissement depuis cinq ans pour le renforcer."

Un soutien à la création d'emploi est confié au dispositif Indre Initiative. 400 000 euros seront alloués sous forme de prêts bonifiés aux entreprises du territoire. "Au total, ce sont plus de 4,9 millions euros qui seront ainsi mobilisés pour la revitalisation du territoire touché par cette restructuration majeure", indique le préfet de l'Indre, Alain Espinasse, dans un communiqué.

PSE contesté

Par ailleurs, près de 200 salariés ont déposé un recours devant la Cour administrative d'appel de Bordeaux (Gironde) pour dénoncer le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). En première instance, le 29 octobre dernier, le tribunal administratif de Limoges avait validé ce PSE, malgré les critiques des salariés qui estiment que l'argumentaire économique ne tient pas. Le groupe Fresenius, qui réalise 20 milliards d'euros de chiffre d'affaires, a les moyens de maintenir l'activité, estiment en substance le collectif des salariés.

Stéphane Frachet

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